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Paroles de salariés : “C’est dans la rue que ça se passera”

La représentation politique de la bourgeoisie est entrée en crise profonde avec l’écartèlement du parti post-gaulliste, Les Républicains, entre le Front national et le néo-centriste Macron. À l’opposé, la représentation politique des travailleurEs est elle-même en pleine décomposition, avec l’aspiration par En marche ! sur son flanc droit, l’écroulement du PS au milieu, les dérives populiste et souverainiste de l’homme providentiel Mélenchon et l’irrésistible chute du PCF...

Crise économique, politique, écologique se sont conjuguées pour mettre à bas plus de 50 ans de traditions politiques institutionnelles. Cela laisse un vaste champ libre à la montée de l’extrémisme réactionnaire et raciste porté électoralement par le Front national à un niveau inégalé.

Cette crise perturbe les institutions elles-mêmes avec la mise en cause de la « mère » de toutes les élections, l’élection présidentielle, avec un président mal élu, aujourd’hui placé devant l’incertitude des résultats des élections législatives.

Mais fort de ce qui reste une 5e République assurément toujours moins démocratique à l’ère de l’état d’urgence, la bourgeoisie espère toutefois pouvoir imposer de nouveaux et profonds reculs aux oppriméEs. Elle compte sur le poids du chômage de masse, le désarroi résultant des espoirs déçus par la « gauche », l’accumulation des défaites, l’affaiblissement des représentations des salariéEs et des résistances organisées par les directions syndicales, pour imposer son programme de régression sociale.

Les nombreuses luttes locales, le mouvement contre la loi travail, montrent l’existence d’un potentiel de révolte et de combativité, et en même temps la difficulté à passer à un stade suffisant pour mettre en échec les projets de la bourgeoisie.

C’est pourquoi, plus que jamais, l’urgence est à construire les résistances capables de mettre un point d’arrêt aux reculs sociaux, de redonner confiance aux travailleurEs à la fois dans cette urgence à défendre leurs intérêts immédiats et leur capacité à construire une société débarrassée de la loi du profit et des parasites qui en vivent.

Des questions, des débats qui traversent non seulement le mouvement ouvrier organisé mais plus largement, les rangs de toutes celles et ceux qui, au-delà des (non) choix électoraux, veulent reprendre rapidement ce combat, dans la foulée de la mobilisation contre la loi travail.

Pour entamer cette réflexion, ouvrir des perspectives, nous avons interrogé quatre militantEs syndicaux pleinement engagéEs dans ces débats, dans cette construction : Alice, technicienne dans une entreprise de la métallurgie à Grenoble et militante CGT, Isabelle, salariée dans une clinique privée à Bordeaux et militante CGT, Laurent, animateur de SUD commerce en région parisienne et Mathieu, salarié d’Air France à Roissy et militant de SUD.

Robert Pelletier

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Mis à jour le mercredi 21 juin 2017