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Les bénéfices du CAC 40 devraient atteindre 100 milliards d’euros en 2017

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« C’est la crise ! » nous disent tous les chefs d’Etat pour justifier leurs coupes drastiques dans les budgets. Sauf pour les actionnaires qui profitent du peu de croissance mondiale pour faire exploser leurs profits. Les bénéfices du CAC40 devraient atteindre entre 90 et 100 milliards d’euros en 2017. Photo Rajph Orlowski. Reuters

Elizabeth Wind

L’été est synonyme, en bourse, de publication des résultats trimestriels des entreprises cotées dans les différents indices. Celui de Paris, le CAC 40, se porte particulièrement bien et son premier semestre a été particulièrement fructueux : les quarante plus grosses entreprises ont annoncé que leurs bénéfices avaient atteint 51,6 milliards d’euros en six mois, soit 25% d’augmentation par rapport au premier semestre 2016. Parmi les 40 géants de l’économie impérialiste française, 30 ont vu leurs résultats s’améliorer. Ainsi, en un semestre, ces bénéfices ont été plus importants que ceux réalisés durant toute l’année 2009 ou toute l’année 2013. Pour certaines entreprises, les bénéfices sont tout simplement monstrueux : 6,7 milliards pour Sanofi, 4,5 pour Total, 4,3 pour la BNP Paribas ou encore 3,3 milliards pour Safran, l’industrie de l’aéronautique.

La raison de ce nouveau décollage des bénéfices ? Depuis la crise de 2009, toutes les grandes entreprises ont « serré leurs coûts », c’est à dire licencié de nombreuses personnes, augmenté les cadences, abaissé les conditions de travail. De plus, le faible coût des matières premières a permis de doper certaines industries, comme le ciment (Lafarge-Holcim) ou l’acier (Arcelor-Mittal).

A titre de comparaison, ces milliards de bénéfice, extraits de la sueur du front des millions d’employés de ces multinationales, permettraient, s’ils étaient socialisés, de résoudre plus d’un problème. Ainsi, le trou de la Sécurité Sociale, de 7,8 milliards en 2016, serait comblé à 85% avec les seuls profits de Sanofi, le géant de l’industrie pharmaceutique. Les universités, que le gouvernement décrit systématiquement comme un gouffre financier, ont chaque année comme budget l’équivalent de trois mois de bénéfice du CAC 40 ! Autant d’argent qui va dans les poches des Bernard Arnaud et des Vincent Bolloré au moment même où la loi travail va faciliter de manière extraordinaire les licenciements. Si on les laisse faire, les bourgeois ont de beaux jours devant eux.

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Mis à jour le mercredi 8 novembre 2017