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La moitié des Unions départementales et des Fédérations FO appellent à battre la loi travail

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Plus de la moitié des unions départementales de FO et 8 fédérations ont déclaré participer à la journée de grève et de mobilisation du 12 septembre, contre l’avis de leur secrétaire général Jean Claude Mailly. Une démonstration de force de la base de Force ouvrière contre la politique de conciliation avec le gouvernement de sa direction.

Ali Norbert
Alors que Jean Claude Mailly, le secrétaire général de FO, avait déclaré que son organisation ne participerai pas à la journée de grève et de manifestation du 12 septembre, de plus en plus de syndicats de cette confédération ont confirmé leur présence et leur participation, prenant ainsi position contre la politique d’accompagnement des réformes menée par la direction de FO. Ainsi, la FNEC-FP (Education nationale), FO Transports, FO Chimie, FO Cheminots, FO Mines Energies, la Fnas (FO Action Sociale), la Feets (Equipements et environnement), et la Fage (administration générale) ont appelé à des grèves, ainsi que 52 unions départementales [1]. Par ailleurs, cinq autres fédérations se sont positionnées en interne avec leurs camarades, toutefois sans faire d’appel public : le SPS (santé), FO Com, FO Bâtiment, FGF (fonctionnaires) et la FEC (employés et cadres). Au delà de l’aspect massif de ce désaveu contre le secrétaire général à un moment où le patronat veut faire passer une loi qui serait un recul historique, il faut aussi constater que les secteurs qui se posent en contradiction avec Mailly sont parmi les plus importants. Les quelques fédérations qui restent dans le rang pèsent moins dans le rapport de force et sont traditionnellement moins combatives : FGTA-FO (Agriculture), FO-Défense et Armement, FO Finances, FO Pharmacie, Union des cadres et ingénieurs… la seule fédération qui n’appelle pas au 12 et qui est solidement implantée dans l’industrie reste FO Métaux, très implantée dans la métallurgie, que ce soit dans l’aéronautique ou l’automobile. Par exemple, aucun appel du côté de FO-Airbus à Toulouse, malgré une loi qui va avoir un impact direct sur l’entreprise. Cependant, ses liens très tenus avec l’IUMM (fédération de la métallurgie côté MEDEF) explique une trahison qu’on ne dénonce plus. On s’étonnera pas non plus si FO Police et l’Union des cadres et ingénieurs n’appellent pas à battre le pavé.

La fracture entre Jean Claude Mailly et sa base est de plus en plus nette. Alors que Macron vise sur la division du mouvement ouvrier et sur le dialogue social pour faire passer ses reformes, nombreux sont les travailleurs et militants de FO à ne pas accepter la politique de conciliation de leur secrétaire général. Contre le démantèlement du droit du travail et du système de protection sociale, l’aspiration est à l’unité et à la lutte.

Si Macron parvient à s’attirer les sympathies de quelques leaders syndicaux, sa stratégie du dialogue sociale ne porte pas ses fruits à la hauteur attendue. L’imposition brutale de la loi-travail sous Hollande est encore présente dans les esprits. Ces difficultés ne sont pas sans inquiéter les classes dirigeantes qui cherchent en Macron un moyen de faire passer des lois impopulaires. Ainsi, Capital s’alarme que « plus de la moitié des organisations syndicales de Force ouvrière appellent à manifester le 12 septembre contre les ordonnances visant à réformer le Code du travail, malgré l’avis défavorable de leur secrétaire général Jean-Claude Mailly. »

Crédits photos : © Only Photos 2010

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Mis à jour le samedi 9 septembre 2017