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RetraitéEs : Dans la rue le 28 septembre… et après !

Crédit Photo : Photothèque Rouge / MILO

Jeudi 28 septembre, les retraitéEs – déjà nombreux les 12 et 21 septembre – seront à nouveau dans la rue à l’appel des organisations syndicales de retraités CGT, FO, CGC, CFTC, FSU, Solidaires, FGR, et d’associations « contre la politique du gouvernement ».

Il s’agit notamment de dénoncer la hausse de la CSG (contribution sociale généralisée) qui touchera plus de 60 % des retraitéEs, une partie du monde du travail qui n’échappe pas plus que les autres à l’offensive du gouvernement.

Des pensions de plus en plus amputées

Le 1er janvier prochain, touTEs les retraitéEs touchant plus de 1 200 euros mensuels vont voir leur retraite diminuer de 1,7 % du fait de la hausse de la CSG. Une amputation qu’aucune autre mesure ne viendra compenser ou même minorer, contrairement à ce qui se passera pour une partie des salariéEs. Beaucoup parmi les retraitéEs les plus pauvres vont en outre être directement touchés par la baisse des allocations logement.

Depuis des années, le niveau des retraites ne cesse de diminuer. Les réformes successives ont non seulement reculé la date de départ en retraite des salariéEs, mais elles ont aussi, du fait des nouvelles règles de calcul, amputé largement les pensions, en particulier celles des femmes qui ont rarement le nombre d’années de cotisation requis et dont la retraite reste toujours bien inférieure (– 26 % une fois tous les droits cumulés) à celle des hommes.

Depuis trois ans, les retraites n’ont pas été réévaluées (hormis en 2015 avec une hausse de… 0,1 %) ! Et le « geste » de 0,8 % d’augmentation du régime de base que vient d’annoncer le gouvernement pour le 1er octobre ne couvre même pas l’inflation de l’année. Sans compter que les retraites complémentaires, qui peuvent correspondre au tiers de la retraite totale pour des salariéEs du privé, restent elles bloquées !

Pas de revalorisation

Le gouvernement a par ailleurs annoncé que la date d’une éventuelle prochaine revalorisation serait repoussée d’octobre 2018 à janvier 2019…. Cela lui permettra « d’économiser » près de 380 millions d’euros. Officiellement ce serait pour faire coïncider la date avec celle de la revalorisation du minimum vieillesse… un minimum que Macron avait promis de « nettement » augmenter. Qu’on en juge : la hausse devrait être de 30 euros en avril 2018, puis 35 en janvier 2019 et, si tout se passe « bien », d’encore 35 en janvier 2020, le tout pour atteindre à terme la somme astronomique de… 900 euros !

Les retraitéEs ont donc bien des motifs pour dire leur colère le 28 et prendre toute leur part, au côté des salariéEs et de la jeunesse, dans le mouvement en train de se construire contre la politique du gouvernement !

Isabelle Ufferte

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Mis à jour le samedi 16 décembre 2017