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Sur la dimension stratégique du « front unique ouvrier »

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Les premières journées de mobilisation contre les ordonnances sur le code du travail ont témoigné d’unniveau de combattivité non négligeable, mais qui est resté, loin s’en faut, insuffisant par rapport à ce qui est requis pour faire plier Macron et son gouvernement. Le niveau d’unité et de refus intransigeant du dialogue social ont été, jusqu’ici, bien loin du compte.L’échec de la journée du 19 octobre, alors que beaucoup de secteurs sont animés par une colère profonde, n’est pas compréhensible si l’on n’a pas en tête l’absence de plan et de volonté unitairesdignesde ce nom.
Sur la dimension stratégique du « front unique ouvrier »

Emmanuel Barot

Face à l’ampleur de l’attaque, toutes les organisations du mouvement ouvrier et social auraient déjà dû et devraient faire front avec beaucoup plus de clarté et de détermination. Les révolutionnaires doivent continuer d’exercer la plus grande pression possible en ce sens à l’égard notamment de ceux qui, aujourd’hui, restent les figures de proue de la contestation, à savoir la CGT et Martinez d’un côté, Mélenchon de l’autre - dont la manifestation du 23 a montré combien il était au moins autant préoccupé, sinon plus, de réussir une opération de captation de la colère au profit de sa formation politique, que d’œuvrer à la construction d’un « Tous ensemble ! » efficace.Comme Camille Pons l’a écrit, « leur » unitéest bien loin d’être « la nôtre », celle requise pour que notre classe soit capable de frapper fort et d’une seule voix contre les attaques macronistes. Et s’agit bien de continuer, d’abord, à les interpeller pour qu’ils assument et assurent une telle unité, et ensuite, de travailler concrètement à cette unité la plus large.

Mais il s’agit aussi que ce double engagement permette simultanément de convaincre progressivement, d’abord, celles et ceux qui se sont déjà mobilisés, et ceux qui vont s’y mettre ou s’y remettre, et que Martinez, Mélenchon et consorts continuent malgré tout d’influencer, que les « solutions » et stratégies réformistes de ces derniers sont la raison pour laquelle ils tendent plus ou moins à vouloir la jouer solo ou encore à faire primer les intérêts de leurs appareils sur d’autres préoccupations. Ensuite, il s’agit aussi de convaincre que ces « solutions » n’en sont pas et n’en seront jamais, à terme, par rapport aux aspirations et besoins réels de ceux qui se font exploiter et opprimer au quotidien. Le présent article, dans la continuité de celui de Camille Pons, aborde ce second point, en revenant sur quelques aspects de la tactique du « front unique ouvrier » élaborée par les révolutionnaires dans l’après-1917, dans un contexte de division et d’emprise des idées réformistes sur la classe ouvrière des pays d’« Occident ».

Poids des idées dominantes, division des rangs ouvriers, terreau du réformisme

Repartons de l’idée de Marx et Engels dans L’idéologie allemande selon laquelle « les idées dominantes », directement ou non, « sont les idées de la classe dominante ». La bourgeoisie possède non seulement les moyens de production matériels, mais aussi, soit qu’elle les possède stricto sensu, soit qu’elle les contrôle ou les dirige, les moyens de la production et de la reproduction intellectuelles, culturelles, de la force de travail dans sa diversité. Cela passe par toutes une série d’appareils, d’institutions variées, qui relèvent en effet soit de l’Etat au sens strict, soit de ce que Gramsci appelait l’Etat « élargi », incluant la « société civile », et spécialement dans les sociétés d’« Occident » : la presse, l’école, les partis du système, les institutions parlementaires, etc. Elle dispose en cela, en plus des moyens de coercition, des outils pour fabriquer et entretenir l’opinion publique, un sens commun qui fixe les coordonnées de la pensée collective, soit, des moyens de fabriquer le consentement, au moins jusqu’à un certain niveau, des exploités et des opprimés au maintien du système qui les exploite et les opprime. Cette puissance idéologique, « hégémonique » disait Gramsci, de la bourgeoisie,ne provient cependant pas seulement des appareils idéologiquesou d’« hégémonie » au sens étroit. Elle façonne aussi les subjectivités et les consciences au quotidien, de façon très pratique, par la division du travail et ses hiérarchies associées, son régime de valeurs et de représentation, combiné à une véritable gestion disciplinaire des corps, à l’usine, au bureau, etc.

La thèse de Marx et Engels revient donc à expliquer ce qui fait que les idées dominantes sont dominantes dans les classes dominées, en vertu d’une logique d’intériorisation, forcée ou par assimilation sur la durée, et pourquoi, lorsque des franges de ces classes se révoltent, expriment leur colère, formulent des revendications (sur les salaires, les conditions de travail, le droit du travail, contre le chômage ou encore la répression), ces dernières, aussi légitimes soient-elles, restent le plus souvent immédiates et partielles, se situent à l’intérieur des coordonnées du système. Naturellement une partie peut commencer à contester ces coordonnées, briser ces limites ; à comprendre et revendiquer l’existence d’une communauté d’intérêts propres entre les exploités, et même accéder à la conscience révolutionnaire, c’est-à-dire la conscience de la nécessité, pour régler les problèmes fondamentaux, d’abolir le système existant, conscience de classe si tant est qu’il est intégré que c’est la classe des exploités dans sa globalité qui sera l’acteur majeur de cette abolition. Mais ces formes de conscience déjà avancées, mis à part dans les cas de crise ou de processus révolutionnaire où tout s’accélère et se décante à large échelle, se cantonnent le plus souvent à une échellerestreinte, sans être la plupart du temps liées à une vision d’ensemble. Jamais la conscience dominée, aussi variée soit-elle, n’est à large échelle spontanément tournée vers la formulation et la critique des lois d’ensemble du système.

C’est ce qui la rend d’autant plus sensible, en cas de défaite ou d’échec, au défaitisme (« la nature humaine… »), à la réaction « utopique », au encore aux solutions de raccourcis, d’où qu’elles viennent. Mais c’est surtout là ce qui fait le terreau de la logique-stratégie réformiste, dont les formes peuvent être variées, plus syndicales ou plus politiques, par exemple de type populistes ou néo-populistes (de droite ou d’extrême-droite, ou de gauche). Logique ou stratégie fondée sur l’idée qu’à la fois il faut changer les choses, mais qu’on ne peut pas tout changer d’un coup en claquant des doigts, qu’il faudra y aller progressivement, par étapes, pacifiquement (parce que la violence est un mal…) et légalement, en s’appuyant sur des victoires électorales rendant possible des réformes successives : c’est-à-dire qu’on peut et qu’il faut changer les choses, mais par les moyens octroyés par le système lui-même, et en l’occurrence, des institutions démocratiques bourgeoises, soit que celles-ci existent déjà, soit en intégrant dans la logique en question la nécessité de les instituer.

Or pour faire la révolution, il faut bien, pourtant, que la conscience communiste soit développée suffisamment massivement, que ces illusions dans la démocratie bourgeoise se soient suffisamment effondrées afin qu’une vision alternative de la sortie de la crise puisse les remplacer, que la classe soit dotée de suffisamment d’anticorps pour éviter que sa révolte, sa colère, ne se fassent canaliser, anesthésier par des conceptions qui laissent intact le système. L’élément essentiel ici est que la « conscience ouvrière » même combattive se déploie en une série de visions, de pratiques hétérogènes, dispersées, mal coordonnées, fait naturellement renforcé par le fait que la classe ouvrière a toujours été « sociologiquement » hétérogène, visions et pratiques toutes affectées par les idées dominantes à un degré ou un autre, c’est-à-dire facilement influençables par le « radicalisme petit-bourgeois », ou encore la conscience « trade-unioniste » disait Marx. Voilà pourquoi ce qui prime concrètement, tout particulièrement dans les périodes de crise, de reflux, et lorsque le capital est à l’offensive, c’est la division (voire, dans les pires des cas, l’atomisation pure et simple). Or la classe ouvrière ne réalisera sa capacité révolutionnaire que si elle s’unifie suffisamment, et cela en conscience des fins et des moyens nécessaires à l’abolition de l‘ordre bourgeois. Comment sortir de cette situation de grand écart ?

« Front unique ouvrier »

La tactique du front unique prend son sens, pour les révolutionnaires, dans ce genre de situation de division où les idées réformistes exercent un poids central, voire sont dominantes, et ce n’est pas un hasard si c’est dans un contexte de cette nature, alors que la dynamique révolutionnaire post-1917 commence à s’essouffler ou du moins à ralentir son rythme : en résumé, que la révolution en « Occident », en Allemagne en particulier (où les bureaucraties syndicales et politiques de la puissante social-démocratie allemande, activement co-responsable de l’écrasement de la révolution de fin 1918-début 1919 et de l’assassinat de Luxembourg et de Liebknecht, exercent une influence majeure sur la classe ouvrière), n’apparaît plus, notamment aux yeux de Trotsky et Lénine, « imminente ». Simultanément s’enracine de façon visible la division du mouvement ouvrier entre une série d’organisations révolutionnaires, et une autre série, réformistes cette fois (partis comme syndicats) d’organisations qui exercent une influence énorme. Comment les révolutionnaires doivent-ils actualiser leurs tâches dans ce cadre nouveau ? Telle est la question qui conduit à l’élaboration progressive, aux IIIe Congrès, en 1921, puis au IVe en 1922, de l’Internationale Communiste, de la tactique du front unique [1].

Au début de son texte de 1922 sur la front unique et le mouvement communiste en France, Trotsky posait le centre de gravité de la question en toute clarté :

« Afin d’amener le prolétariat à la conquête directe du pouvoir et d’effectuer cette conquête, le Parti Communiste doit s’appuyer sur la majorité écrasante de la classe ouvrière.

Tant qu’il n’a pas cette majorité, il doit lutter pour s’en emparer. »

Cette lutte pour conquérir la majorité de la classe ouvrière aux idées révolutionnaires est le centre de gravité du front unique, d’autant plus centrale que les traditions de la démocratie bourgeoise sont enracinées. Or ici deux éléments pourtant indissociables doivent être distingués pour être bien articulés : la question de l’unité de la classe, et celle de la progression dans la classe des idées révolutionnaires. Mal comprendre la relation entre ces deux éléments, c’est courir le risque majeur d’aborder les choses de façon erronée ou inconséquente, et plus largement, d’aborder de façon confuse le rapport entre stratégie et tactique.

Ne pas confondre tactique et stratégie

Pour éviter cette confusion encore faut-il précisément savoir ce que les deux concepts recouvrent. Reprenons ici la définition de Trotsky dansL’internationale communiste après Lénine :

« Le concept de stratégie révolutionnaire ne s’est formé que dans les années de l’après-guerre, sous l’influence initiale, sans doute, de la terminologie militaire. Mais ce n’est pas par hasard qu’il s’est affirmé. Avant la guerre, nous ne parlions que de la tactique du parti prolétarien, et cette conception correspondait exactement aux méthodes parlementaires et syndicales qui prédominaient alors et qui ne dépassaient pas le cadre des revendications et des tâches courantes. La tactique se limite à un système de mesures se rapportant à un problème particulier d’actualité ou à un domaine séparé de la lutte des classes. La stratégie révolutionnaire couvre tout un système combiné d’actions qui, dans leur liaison et leur succession, comme dans leur développement, doivent amener le prolétariat à la conquête du pouvoir [nous soulignons]. »

Selon les circonstances sociales et politiques, l’état du rapport de forces entre les classes, et notamment le degré de développement et d’influence des révolutionnaires, ceux-ci doivent adapter les options tactiques, qui varient nécessairement, du moment que les options retenues servent l’objectif stratégique qui est de faire faire des pas supplémentaires, en avant, à la classe et au mouvement ouvriers, vers la conquête du pouvoir, en termes de conscience de la nécessité de cette dernière, et corrélativement en termes d’accumulation progressive des forces matérielles et morales capables d’œuvrer concrètement dans son sens, et cela même compris dans les situations défensives où les défaites sont au moins aussi possibles que les victoires.

Surgit dans ce cas la nécessité pour les révolutionnaires de proposer des politiques audacieuses qui à la fois soient capables d’unir la classe et d’élargir l’influence des révolutionnaires. Par exemple, en ne mettant pas seulement en avant le mot d’ordre de retrait des ordonnances Macron, mais en intimant à la CGT d’élargir son combat de façon à unifier toute la classe, du privé, du public, des précaires etc. avec un programme de combat bien plus ambitieux (par exemple autour de l’idée de CDI pour tous, etc.). Le « à la fois » est essentiel. D’où l’idée du front unique dans l’action, comme une tactique toujours révisable : sur des actions définies liées à des mots d’ordre/revendications précis permettant à la classe de « frapper ensemble », contre une réforme antisociale, par exemple les ordonnances Macron, etc., tout en ouvrant des brèches dans l’emprise qu’ont sur elles les réformistes et trade-unionistes (bureaucraties) toujours susceptibles de refuser de mener la bataille, ou seulement de façon inconséquente, ainsi s’ils refusent d’élargir, pour poursuivre l’exemple ci-dessus, le spectre de leurs revendications à toute la classe, contribuant de fait à sa division. Ou encore lorsque, par corporatisme ou « économicisme », ils refusent de prendre en charge certaines questions démocratiques vitales, par exemple la condamnation la répression policière, pas seulement celle qui s’exerce dans les manifestations, mais celle qui sévit au quotidien dans les enclaves néocoloniales particulièrement prolétarisées que sont les quartiers populaires.

Proposer un combat unitaire sur des revendications précises a donc pour but, du point de vue des révolutionnaires, dans ce contexte de pousser les bureaucraties à aller au-delà de ce qu’elles souhaitent faire, et à dévoiler concrètement leur nature cogestionnaire (parfois activement, parfois tacitement complice), qui s’atteste si elles refusent de se joindre au combat. Tel est l’objectif, faire faire l’expérience aux exploités et opprimés que ces bureaucraties influencent, que ces dernières ne cherchent pas à défendre jusqu’au bout leurs intérêts, qu’elles sont un facteur majeur, voire le principal, de leur division, donc de leur faiblesse face à la bourgeoisie, et qu’elles sont donc en dernière instance un organe actif, à la fois matériel et idéologique, de la domination exercée par cette dernière – ce qui est limpide quand un Mailly co-élabore carrément avec la bourgeoisie l’offensive de cette dernière contre les travailleurs et refuse d’appeler à la mobilisation.

La dimension stratégique : faire progresser les idées révolutionnaires

La condition vitale d’une telle tactique, c’est que les révolutionnaires, simultanément aux opérations dans l’action, ne noient jamais leur propre programme pour la révolution, ne s’autocensurent pas sur ce qu’ils proposent à la classe, et soient prêts,dès lors que les bureaucraties trahissent ou reculent, à rompre les accords passés avec les réformistes, accords par définition temporaires ou circonstanciels, c’est-à-dire à rompre dès que l’unité commence à se faire au détriment de l’élévation de conscience de classe et de l’accumulation de forces en vue, à terme, de la prise de pouvoir. Le front unique ouvrier a pour but d’unifier plus avant les rangs de la classe, mais pas sur n’importe quelle base ; la pertinence de cette tactique cesse dèslors que cette unité se fait essentiellement ou seulement sur des bases réformistes, car c’est alors la dimension stratégique attachée à cette tactique, l’augmentation de l’influence des idées révolutionnaires dans le sens de la conquête de la majorité de la classe,qui est mise au placard

Faire de la lutte pour l’unité de la classe ouvrière l’alpha et l’oméga du front unique, faire de cette unité en elle-même l’objectif stratégique, revient alors inverser les rapports entre tactique et stratégie, à les confondre, et à valider par avance l’idée qu’on peut mener des luttes purement défensives ou laissant les forces conciliatrices donner le ton. Toute opération de front unique, même dans des situations défensives, qui n’est pas pensée explicitement dans le but d’accumuler ou de ré-accumuler des forces pour des contre-offensives futures, est en cela une capitulation par rapport à sa vocation. Voilà pourquoi, corrélativement, prolonger indûment une politique de front unique dans l’action en politique de fronts « sociaux » et « politiques » de nature diverses, mais durables, au motif qu’il faut unir la classe, mais en abandonnant le terrain du combat permanent contre les illusions réformistes, consiste à aller encore plus loin dans la transformation du front unique en outil de dissolution de sa dimension stratégique, et à rabaisser sinon abandonner le rôle et les tâches du parti. En résumé, le « front unique ouvrier » est une tactique, pas une stratégie, mais cela n’empêche pas qu’il revête une dimension stratégique essentielle.

C’est ce qui fait que les révolutionnaires doivent toujours être capables de « marcher séparément », même s’il poussent à « frapper ensemble » sur la base de mots d’ordre concrets et rassembleurs dès que la situation s’y prête. ue les forces révolutionnaires soient aujourd’hui en position de faiblesse et minoritaires ne change évidemment rien à l’affaire, car dans tous les cas c’est avec cette perspective qu’elles pourront gagner ou regagner en influence, auprès de tous ces jeunes, salariés, précaires etc. qui ont recommencé à se politiser depuis le printemps 2016, et dont un Mélenchon comme un Martinez sont bien loin d’être capables d’absorber et canaliser toutes les aspirations et la colère, même si, faute de mieux, c’est eux qui pour l’instant, tiennent le haut du pavé. La situation actuelle en France est particulièrement propice à cette façon d’avancer : plus précisément, elle l’exige.

NOTE

[1] Notons juste, d’abord, que si la formule de « front unique » naît seulement en 1921, l’idée et la pratique de cette tactique remontent en réalité à plus loin, ayant irrigué le bolchévisme d’avant et pendant 1917. Ensuite, cette tactique ne se réduit pas non plus, comme on pourrait le penser, aux situations « défensives ». Il ne s’agit pas ici de rentrer dans l’ensemble des débats qu’elle a suscités, elle a fait depuis couler beaucoup d’encre, à proportion de sa persistante actualité autant que des difficultés rencontrées à lui faire jouer pleinement son rôle. D’autres articles reviendront ultérieurement sur ces vastes questions.

Dans l’immédiat, pour une synthèse sur le contexte d’émergence de cette tactique du front unique, et pour approfondir, voir par exemple : Pierre Broué, Histoire de l’internationale communiste 1919-1943, Paris, Fayard, 1997, ch. XII « La fin de l’époque de Lénine », p. 244-266 ; J. Riddell (éd.), Toward The Unite Front. Proceedings of the Fourth Congress of the Communist International, 1922, éd. Chicago, Haymarket Books, 2012, en particulier « Editorial Introduction » p. 1-55. L’intensité des débats sur le front unique, débats qui ne datent vraiment pas d’aujourd’hui, ressort nettement des différentes contributions et interventions aux congrès, par-delà les résolutions votées, et disponibles sur marxists.org ; sur les conceptions respectives du front unique chez Trotsky et Gramsci, et les limites spécifiques de la vision de ce dernier, enfin, cf. E. Albamonte et M. Maíello « Trotsky et Gramsci. Débat stratégique sur la révolution en « Occident » », Cahiers de Révolution Permanente, octobre 2014.

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Mis à jour le vendredi 17 novembre 2017