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Il y a 100 ans, les bolcheviks prenaient le pouvoir

Dans la nuit du 6 au 7 novembre 1917 (25 et 26 octobre 1917 selon le calendrier julien en vigueur en Russie), la prise du Palais d’hiver permit aux bolcheviks de créer, 46 ans après la Commune, un nouveau régime prolétarien.

1917 : La prise du pouvoir en Octobre

Crédit Photo : Meeting du parti bolchevik (Lénine est à droite sur la photographie).

Loin d’être une opération conspirative, la prise du pouvoir en octobre est un rebondissement de la crise révolutionnaire commencée en février. Elle est publiquement débattue pendant plusieurs semaines à partir de la fin du mois d’août, car elle apparaît à des millions d’ouvriers, de paysans, de soldats comme la seule manière d’obtenir enfin ce pour quoi ils se sont mis en révolution.

Les soldats veulent en finir avec la guerre, désertent avec armes et bagages par dizaines de milliers. Les paysans, excédés par le refus du gouvernement provisoire de tenir ses promesses, partent en masse à l’assaut des domaines seigneuriaux. En septembre et octobre, près d’un millier de demeures seigneuriales sont ainsi mises à sac et brûlées, les terres redistribuées.

Débat public

Dans les usines, le contrôle sans pouvoir montre ses limites, les menaces de fermeture de nombreuses grandes entreprises se multiplient. Que contrôler lorsque les directions s’en vont ?

Pour toutes ces raisons, les discussions dans les soviets, les comités d’usine, de soldats, de gardes rouges, de milices, reviennent toujours à la question du pouvoir d’État, du pouvoir « aux soviets ».

Le débat au sein du parti bolchevik est public. Lénine, convaincu que seul le prolétariat peut dénouer la crise, multiplie les messages depuis son exil. Comme les bolcheviks sont majoritaires dans le prolétariat, il pense que c’est à eux que doit revenir le pouvoir, pour peu qu’ils le prennent. D’autres dirigeants, dont Zinoviev et Kamenev, sont hostiles à l’insurrection car ils pensent que le parti sera majoritaire dans toutes les élections à venir. Ils publient un article contre l’insurrection dans le journal de Gorki. D’autres débats existent : faut-il prendre le pouvoir avant l’ouverture du deuxième congrès des soviets prévue le 25 octobre ? Quelles sont les places respectives du parti et des soviets ?

Le gouvernement provisoire sera incapable d’empêcher la prise du pouvoir. Il n’existe en fait déjà plus et personne ne veut mourir pour lui. Toutes ses décisions accélèrent sa chute. La menace d’un envoi au front déclenche une mutinerie générale, les soldats et marins se placent sous les ordres du Comité militaire révolutionnaire du soviet de Petrograd. Le pouvoir essaye d’interdire la publication de la presse bolchevik ? Une escorte impose la réouverture et la parution. Il organise le sabotage du téléphone ? Il est rétabli.

Plus un ordre à Petrograd n’est exécuté sans décision du Comité militaire révolutionnaire, qui proclame le 21 octobre son autorité sur toute la garnison, puis le 23 octobre sur la forteresse Pierre-et-Paul. Un canot avec 40 hommes réquisitionne la banque d’État sans un coup de feu. Les gares, ponts, téléphone, postes sont pris sans affrontement. La relève se fait partout « sur ordre du soviet ». La ville est aux mains des insurgés le 24 octobre. L’événement passe inaperçu aux yeux de l’immense majorité des habitantEs, les restaurants et l’opéra sont ouverts, les transports circulent, il n’y a aucune manifestation particulière dans les quartiers ouvriers.

La révolution continue

Les quelques milliers d’hommes qui investissent le Palais d’hiver, siège de ce qui reste du gouvernement provisoire, en entrant par une porte non gardée, ne se voient opposer aucune résistance1. Il reste moins de 300 soldats, essentiellement des élèves officiers, les autres ont rejoint leur casernement ou tout simplement sont partis manger et se laver. La prise du Palais d’hiver a détruit… une fenêtre et une corniche. « À l’insurrection ont participé 1 600 gardes rouges, 706 marins de Kronstadt, 47 unités militaires, 12 comités d’usine, 5 comités de quartier, une vingtaine de comités divers, des groupes anarchistes, une minorité de syndicats. »2 C’est bien la révolution qui continue et le soir même, à 22 h 40, le congrès des soviets commence ses travaux.

Lénine y fait la déclaration suivante :

« Camarades, la révolution des ouvriers et des paysans, dont les bolcheviks n’ont cessé de montrer la nécessité, est réalisée.

Que signifie cette révolution ouvrière et paysanne ? Avant tout, le sens de cette révolution, c’est que nous aurons un gouvernement des soviets, notre pouvoir à nous, sans la moindre participation de la bourgeoisie. Les masses opprimées créeront elles-mêmes le pouvoir. Le vieil appareil d’État sera radicalement détruit et il sera créé un nouvel appareil de direction dans la personne des organisations des soviets. Une nouvelle étape s’ouvre dans l’histoire de la Russie, et cette troisième révolution russe doit en fin de compte mener à la victoire du socialisme.

Une des tâches à notre ordre du jour est la nécessité de mettre immédiatement fin à la guerre. Mais pour mettre fin à cette guerre, étroitement liée au régime capitaliste existant, il est clair pour tous qu’il faut vaincre le capital lui-même. […]

À l’intérieur de la Russie, une énorme partie de la paysannerie a dit : c’est assez jouer avec les capitalistes, nous marchons avec les ouvriers. Nous gagnerons la confiance des paysans seulement par le décret qui abolira la propriété des propriétaires fonciers. Les paysans comprendront que le salut de la paysannerie ne se trouve que dans l’alliance avec les ouvriers. Nous établirons un véritable contrôle ouvrier sur la production.

Nous avons appris à travailler en parfaite intelligence. La révolution qui vient de se faire en témoigne. Nous possédons la force d’une organisation de masse qui triomphera de tout et qui conduira le prolétariat à une révolution mondiale.

Nous devons aujourd’hui nous consacrer en Russie à l’édification d’un État prolétarien socialiste.

Vive la révolution socialiste mondiale ! »

À Moscou, le pouvoir restera en suspens 10 jours durant, avec une sanglante guerre de rues contre les cadets et les étudiants, avec au moins 500 morts du côté des révolutionnaires.

Patrick Le Moal

« Ils ont osé ! » : Les bolcheviks et le choix de la prise du pouvoir

Crédit Photo : L’attaque du Palais d’Hiver, à Petrograd, le 25 octobre 1917. DR

« Lénine, Trotski et leurs amis ont été les premiers qui aient montré l’exemple au prolétariat mondial ; ils sont jusqu’ici encore les seuls qui puisent s’écrier : J’ai osé ! ». Par cette phrase, Rosa Luxembourg mettait le doigt sur une leçon majeure de la révolution d’Octobre : si les crises révolutionnaires ont été historiquement nombreuses, rares sont les cas où elles ont pu permettre aux socialistes de prendre le pouvoir.

Pour ce faire, il est en effet nécessaire de disposer d’une direction capable « d’oser » au risque de tout perdre, ce que les dirigeants du parti communiste allemand n’ont par exemple pas su faire en 1923, lorsque leurs tergiversations leur ont fait perdre une occasion historique de prendre le pouvoir, condamnant la classe ouvrière allemande à subir les horreurs du nazisme.

Une stratégie pragmatique

Si les bolcheviks ont donc su « oser », il faut toutefois souligner que leur choix ne fut en rien la conséquence d’une stratégie longuement mûrie ou encore l’application d’un plan préparé. Dans la pensée de Lénine comme dans celle des principaux dirigeants bolcheviks, il n’a en réalité jamais existé de « scénario » bien défini, mais une stratégie fondamentalement pragmatique, une analyse en évolution permanente fondée sur l’analyse concrète de la situation concrète. C’est ce pragmatisme des dirigeants bolcheviks qui leur a permis d’emprunter des chemins nouveaux pour les amener à mettre au point une stratégie insurrectionnelle qui était alors totalement en rupture avec la doxa marxiste.

Ce point est d’autant plus notable qu’il faut rappeler que les thèses d’avril se refusaient tout autant à une participation à un gouvernement bourgeois qu’à un aventurisme de type blanquiste, en se prononçant contre toute stratégie insurrectionnelle et même contre la mise en place d’un « gouvernement ouvrier » qui, dans la Russie de 1917, aurait été socialement minoritaire. Tel qu’il fut conçu par les bolcheviks au printemps 1917, le mot d’ordre « tout le pouvoir aux soviets » ne constituait en réalité qu’une actualisation du concept de « dictature démocratique du prolétariat et de la paysannerie », qui devait permettre de créer, non pas un régime ouvrier et socialiste, mais un pouvoir à caractère transitoire capable d’appliquer le programme démocratique que le gouvernement provisoire se refusait à envisager.

Course de vitesse avec la contre-révolution

Le génie des dirigeants bolcheviks a été de comprendre qu’il leur fallait modifier cette ligne stratégique puisque que le mot d’ordre « tout le pouvoir aux soviets » se révélait de fait inapplicable. L’échec des journées de juillet 1917 et surtout la répression du mouvement ouvrier qui les avait suivies avaient en effet démontré que les SR et les mencheviks basculaient à droite et se refusaient à rompre avec la bourgeoisie, ce qui rendait en pratique impossible la constitution d’un pouvoir soviétique. Le désastre de l’offensive de juin 1917 et la montée de la réaction kornilovienne démontraient aussi que le gouvernement Kerenski amenait la révolution dans l’impasse et ouvrait la porte à une restauration de type bonapartiste. C’est en homme pragmatique que Lénine fut amené à penser, dès le mois de juillet, que les thèses d’avril étaient désormais obsolètes et qu’il n’y avait plus d’autre solution que de tenter ce qui lui avait jusque-là semblé inimaginable, autrement dit une insurrection des avant-gardes de la révolution sous la direction des seuls bolcheviks.

Une telle stratégie semblait tellement aventuriste que Lénine y renonça au début du mois de septembre, en se persuadant que l’échec du putsch de Kornilov pouvait permettre le sursaut nécessaire pour convaincre les SR et les mencheviks de rompre avec Kérenski et mettre en place un gouvernement des soviets. Les faits l’amenèrent à changer une nouvelle fois d’avis à la mi-­septembre, lorsqu’il constata que les SR et les mencheviks s’avéraient incapables de rompre leur soutien au gouvernement provisoire qui ne constituait pourtant plus qu’un pouvoir fantoche. La menace contre-révolutionnaire, l’insurrection des campagnes, le basculement des soviets d’ouvriers et de soldats dès le début du mois de septembre vers le bolchévisme, mais aussi les premières mutineries en Allemagne et en Italie l’amenèrent à reconsidérer sa position : la vacance du pouvoir lui semblait ouvrir une course de vitesse avec la contre-révolution et imposer aux bolcheviks de profiter des circonstances favorables pour passer à l’offensive en prenant le pouvoir.

**« L’insurrection à l’ordre du jour »

Mises en minorité le 21 septembre, les positions de Lénine l’emportèrent lors du comité central qui se tint clandestinement dans la nuit du 10 au 11 octobre dans un appartement de Petrograd. Malgré l’opposition acharnée de Kamenev et de Zinoviev, qui considéraient que les bolcheviks allaient se renforcer progressivement et qu’ils finiraient par emporter la majorité à la future Assemblée constituante, le comité central mit, par 10 voix contre 2, l’insurrection à l’ordre du jour, en votant la motion suivante : « Le comité central reconnaît que la situation internationale […] de même que la situation militaire et l’obtention par le parti prolétarien de la majorité au sein des soviets, tout cela associé à l’insurrection paysanne, au changement d’attitude du peuple qui fait confiance à notre parti et enfin la préparation manifeste d’un nouveau putsch kornilovien […] met l’insurrection à l’ordre du jour. »

La majorité du comité central restait toutefois hétérogène. Pour Lénine, qui considérait que chaque heure qui passait faisait courir un risque supplémentaire, la motion du 10 octobre impliquait que le parti prenne le plus vite possible le pouvoir. Pour Trotski, la motion ne constituait qu’un choix stratégique qui ne pouvait être mis en application que lorsque les circonstances le rendraient réellement possible. Entre ces deux lignes, c’est une position de compromis qui l’emporta, Trotski imposant que la prise du pouvoir se fasse dans le contexte de la réunion du congrès des soviets et sous la direction formelle du soviet de Petrograd, tandis que Lénine obtint qu’elle ne fût pas soumise à l’avis du congrès et que l’insurrection précédât donc son ouverture.

Laurent Ripart

La croissance du parti bolchevik en 1917

Crédit Photo : Assemblée du soviet de Petrograd.

Le parti bolchevik d’Octobre est issu d’une histoire complexe. Quatre organisations se succèdent à partir de 1903 : le Parti ouvrier social-démocrate russe, dont plusieurs fractions se disputent la direction jusqu’en 1911 ; la fraction bolchevique dans ce parti ; le Parti ouvrier social-démocrate russe (bolchevique) fondé en 1912, et le parti qui s’unifie en juillet dans le cours de la révolution de 1917.

La séparation entre bolcheviks et mencheviks sera longue, de 1905 à 1912. Dans de nombreuses villes, les militants de deux fractions continuent à agir en commun, parfois même jusqu’en septembre 1917. Dans la Russie tsariste, toute activité est clandestine, la majorité des militants n’ont que quelques mois d’activité avant d’être arrêtés ou de s’exiler, elle laisse peu de place à la différenciation entre révolutionnaires et réformistes.

Avant 1914, un parti de masse

C’est au cours de la remontée des luttes de 1912 à 1914 que le parti bolchevik devient un parti de masse majoritaire dans la classe ouvrière. Lors de l’élection de la Douma en 1912, avec une campagne autour des trois « baleines » : république démocratique, journée de 8 heures, et confiscation des terres, il gagne 6 des 9 curies ouvrières. En février 1912, son quotidien légal, la ­Pravda, est vendu entre 40 000 à 60 000 exemplaires, avec 6 000 abonnés. Au début de 1914, aux élections des assurances sociales, les listes des bolcheviks sont majoritaires, et ils dirigent en outre la majorité des petits syndicats existants. C’est devenu un parti révolutionnaire de masse dans une centaine de villes, regroupant entre 30 et 50 000 militantEs, majoritaire au sein de la classe ouvrière industrielle, elle-même très minoritaire. La guerre rasera tout cela.

La révolution de Février surprend les révolutionnaires, les bolcheviks comme les autres, dont les dirigeants sur place se rient de l’idée que c’est le début d’une révolution. Mais lorsque le soviet s’installe, ils y prennent leur place. Ils sont à ce moment minoritaires, car les grandes masses qui se sont mises en branle dans la révolution n’ont pas l’expérience des ouvriers organisés en 1914. Le nombre d’ouvriers a doublé à Petrograd depuis 1914, et les soldats qui jouent un rôle central dans le processus sont pour l’essentiel des paysans.

À partir d’avril, autour de leur orientation « tout le pouvoir aux soviets », les bolcheviks gagnent rapidement de l’influence dans les classes populaires en mouvement. Parmi les ouvriers, plus lentement parmi les soldats, et finalement dans la paysannerie, une conviction progresse : les conditions de vie ne changent pas, la guerre se poursuit, les classes possédantes sont opposées aux objectifs démocratiques et pacifistes, et déterminées à écraser la révolution au moyen d’une dictature militaire. C’est pour cette raison que la nécessité d’un gouvernement excluant toute influence des classes possédantes, position défendue par le parti bolchevik, devient tout au long de l’année 1917 majoritaire.

Les bolcheviks portés par la révolution

Les 10 000 militantEs (1 500 à Petrograd), qui se sont réorganisés en février, sont devenus en avril 79 000 adhérentEs (dont 15 000 à Petrograd). Portés par la révolution, ils valident les thèses d’avril défendues par Lénine. Lors du premier congrès national des soviets de juin, les bolcheviks ont moins de 15 % des délégués. La répression des journées de juillet, puis le putsch de Kornilov en août convainquent de plus en plus que la seule issue pour obtenir la paix, la terre et le pain, c’est le pouvoir aux soviets, que seuls les bolcheviks défendent.

Lors du congrès d’unification en juillet 1917, le parti intègre des courants révolutionnaires indépendants que constituent aussi bien l’organisation interrayons (dans laquelle milite Trotski) que les nombreuses organisations social-démocrates internationalistes jusque-là restées à l’écart, dans le cadre d’un mouvement de masse d’adhésions d’ouvriers, de soldats unis par une aspiration à l’action révolutionnaire immédiate. Lénine, avec ses 47 ans, est le doyen du comité central dont onze membres ont entre 30 et 40 ans, trois moins de 30 ans. Son benjamin, Ivan Smilga, a 25 ans : il est militant bolchevik depuis 1907. Le parti bolchevik d’Octobre, le parti de Lénine et de Troski, est né. Il regroupe à ce moment 170 000 militantEs (dont près de 40 000 à Petrograd) : « La force du parti unifié vient de la fusion totale de ces courants divers autant que de la diversité des itinéraires qui les ont menés, à travers des années de lutte idéologique, à la lutte en commun pour la révolution prolétarienne. »1

Vers l’insurrection

Contrairement à bien des idées reçues, ce qui caractérise ce parti, c’est sa relative flexibilité, sa réceptivité aux humeurs dominantes des masses. Il acquiert à partir de juin la majorité dans les comités d’usine, puis en août dans les soviets de Petrograd et Moscou.

Dès septembre, de son exil, Lénine exhorte les bolcheviks à prendre le pouvoir. Il écrit des notes au comité central, aux comités de Pétrograd et de Moscou, des articles, une brochure titrée Les bolcheviks garderont-ils le pouvoir ? Cette orientation entre en résonance avec les aspirations de la majorité des soviets des grandes villes mais, au sein du parti bolchevik, le débat fait rage, un certain nombre de dirigeants dont Zinoviev et Kamenev défendant une posture « attentiste » d’une majorité à l’Assemblée constituante. La réunion de la direction du 10 octobre décide l’insurrection armée par 10 voix contre 2.

Au congrès des soviets qui s’ouvre le 25 octobre, sur 670 délégués, 300 sont bolcheviks, 193 SR dont plus de la moitié SR de gauche et 82 mencheviks dont 14 internationalistes. Le bureau est composé de 14 bolcheviks et 7 SR de gauche, les 4 postes mencheviks ne sont pas occupés.

Il y a une écrasante majorité pour un gouvernement du soviet autour du parti bolchevik.

Patrick Le Moal
1.Pierre Broué, le Parti bolchevique, p. 89.

Voir en ligne : https://npa2009.org/idees/il-y-100-...

P.-S.

1.
L’attaque du film Octobre d’Eisenstein est imaginaire.
2.
Marc Ferro, « Révolution russe. « Le Comité militaire déclare échu le gouvernement provisoire » », www.alencontre.org.

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Mis à jour le samedi 18 novembre 2017