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Par nos mobilisations, faisons dérailler Macron !

Crédit Photo : Photothèque Rouge/JMB

Depuis trois semaines maintenant, les cheminotEs sont en grève. Ils et elles ne sont pas seulEs à se mobiliser contre la politique de Macron : étudiantEs, salariéEs du privé, fonctionnaires, retraitéEs, migrantEs… Les jours qui viennent seront de nouvelles occasions pour amplifier et faire converger le mécontentement. Les cheminotEs, trois semaines après le début de leur mobilisation, tiennent bon et sont toujours massivement en grève.

Un gouvernement fragilisé

Ils et elles ont été rejointEs par les étudiantEs, des salariéEs du privé, des agentEs du public. Et ce n’est pas terminé puisque dans les jours qui viennent, dans de nombreux secteurs, la mobilisation est à l’ordre du jour.

Les mobilisations de ces derniers mois ont montré la volonté de porter des revendications communes contre la politique de Macron qui n’est faite que pour enrichir une minorité de la population au détriment de la majorité. Et pour éviter toute coagulation, le gouvernement sort la matraque, en particulier contre les étudiantEs. Vendredi 20 avril au petit matin, l’université Paris 1-Tolbiac a ainsi été vidée manu militari, faisant plusieurs blesséEs. Les étudiantEs des universités de Lyon, Strasbourg, Grenoble et Montpellier ont également subi des attaques policières, ainsi que les manifestations du jeudi 19 avril. Cette violence est le signe que le gouvernement se sent en danger.

Amplifier, converger

L’élément principal sur lequel nous pouvons agir, c’est la construction et la convergence des grèves, des mouvements des différents secteurs et le dépassement dans les jours qui viennent des divisions et des blocages des directions syndicales confédérales. Il faut arriver à construire des mobilisations qui partent des revendications sectorielles, pour faire converger les mouvements de la jeunesse, des EHPAD, de la fonction publique, notamment de La Poste, des hôpitaux, des Finances publiques et bien sûr des agents SNCF et, au-delà, des salariéEs du privé et des retraitéEs.

Les points communs et les passerelles existent mais pour que la convergence ait effectivement lieu, il faut que les forces militantes se rassemblent consciemment, localement et nationalement, dans chaque secteur professionnel. Les mobilisations de cette semaine peuvent être des points d’appui pour amplifier le mécontentement et montrer le début d’un changement du climat politique : le 1er Mai, le 3 mai, date où une partie de l’éducation nationale mais aussi les finances publiques seront en grève, et le 5 mai, journée de manifestation contre Macron.

Le « touTEs ensemble » pour faire dérailler ce gouvernement

Du côté des organisations politiques de gauche, l’appel à l’unité, initié par Olivier Besancenot et le NPA, autour des cheminotEs et de l’ensemble des services publics, rejetant les politiques antisociales du gouvernement, continue d’être un outil utile pour toutes celles et ceux qui luttent. Il y a urgence à regrouper syndicats, partis, et associations autour d’exigences communes, pour construire un « tous et toutes ensemble », une grève générale pour faire reculer Macron.

En effet, la politique de Macron est directement commandée par les besoins de la classe capitaliste : faire des profits, exploiter toujours davantage. C’est donc à ces intérêts que nous devons aussi faire face : nous organiser pour en finir avec ce gouvernement, renverser le capitalisme pour construire une autre société, basée sur les besoins sociaux et sur l’émancipation.

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Mis à jour le jeudi 24 mai 2018