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Faire croître le mouvement pour l’accueil des migrantEs

Crédit Photo : Twitter SOS Méditerranée.

Les manifestations et les rassemblements en solidarité avec l’Aquarius ont réuni beaucoup de monde. Construire un mouvement antiraciste uni pour l’accueil des migrantEs, qui offre un prolongement, dans le champ politique, à l’action humanitaire, reste une tâche urgente.

À Marseille, où siège SOS Méditerranée, et dans quelques autres villes (Montpellier, Rennes, Rouen…), le succès a été au rendez-vous avec des foules plus nombreuses que pour les initiatives de ces derniers mois en solidarité avec les migrantEs. Mais, très souvent, « l’apolitisme » revendiqué par l’association a donné le ton. La dénonciation de l’Europe de la honte, du refus de Macron d’autoriser le débarquement de 58 migrantEs à Marseille, comme l’exigence adressée aux gouvernements d’assurer les missions de sauvetage que l’Aquarius et, depuis quelques jours, quelques autres navires humanitaires exécutent, étaient toutefois dans toutes les têtes. Il s’agit bien de s’opposer à une politique, et de lutter pour en imposer une autre.

Des prises de position salutaires

La politique migratoire des États de l’Union européenne est dans une impasse. Elle conduit à des crises répétées. L’Aquarius et SOS Méditerranée, ces empêcheurs de laisser mourir en silence, sont une sacrée épine dans le pied des Salvini et des Macron, comme le sont toutes les associations et les personnes qui mettent en œuvre quotidiennement l’aide aux migrantEs. Les attaques du gouvernement contre SOS Méditerranée sont de même nature que les poursuites qui frappent des militantEs.

L’affaire de l’Aquarius a suscité une émotion légitime. Elle a également eu pour conséquence qu’enfin, à gauche, des voix s’expriment, à une large échelle, contre la politique migratoire actuelle. Parmi ces prises de position salutaires, celle du secrétaire général de la CGT, ainsi que celle des artistes et intellectuels qui ont signé la tribune publiée conjointement par Politis, Regards et Mediapart. Ces voix rejoignent celles d’associations et de collectifs qui se battent depuis longtemps sur le terrain de l’antiracisme et de la solidarité avec les étrangerEs, et qui n’ont cessé de mettre en garde : les reculs, les silences, les combats non menés sont une victoire de la droite extrême et de l’extrême droite. Il est temps d’engager la contre-offensive.

Amplifier la mobilisation

Les dates ne manquent pas. Le Collectif Rosa-Parks, qui revendique « un antiracisme contre le système néolibéral », appelle à se mobiliser les 30 novembre et 1er décembre contre le racisme et les inégalités sociales, pour « exiger égalité et dignité pour tous et toutes ». La Marche des Solidarités, quant à elle, appelle à une journée de mobilisation le 18 décembre, à l’occasion de la journée internationale des migrantEs. La coordination Grand Ouest des collectifs de solidarité avec les migrantEs réfléchit à un appel pour l’organisation d’une vaste mobilisation dans toutes les régions début février. Sans parler des actions de solidarité dans de très nombreuses villes, contre l’expulsion de squats, pour l’ouverture de centres d’accueil et la fermeture des centres de rétention, pour la réquisition des logements inoccupés…

Le NPA milite pour la réussite de toutes ces initiatives et pour rassembler toutes les forces disponibles afin de construire un mouvement antiraciste, unitaire, en soutien aux migrantEs. Il s’agit aussi d’obtenir l’engagement concret, au côté des associations et des collectifs, des directions nationales des organisations syndicales, en bonne place sur les lieux de travail pour s’opposer à la progression du poison raciste, ainsi que de la gauche politique qui ne démissionne pas. Opposons à la politique migratoire des États de l’Union européenne une exigence simple : l’ouverture des frontières, qui seule peut mettre fin à l’hécatombe en Méditerranée. Exigeons l’égalité des droits et la régularisation de tous les sans-papiers. Il est encore temps.

Correspondant

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Mis à jour le vendredi 16 novembre 2018