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Contre les violences sexuelles et sexistes, construisons un mouvement féministe massif et international !

Crédit Photo : Photothèque Rouge/nils

254 viols ou tentatives de viol par jour en France, une femme qui meurt tous les 2,5 jours sous les coups de son (ex)conjoint, un tiers des femmes harcelées au travail… Les violences sexistes et sexuelles sont un phénomène massif.

Elles touchent toutes les femmes dans les transports en communs, dans la rue, au travail et surtout à la maison. Dans les situations de conflits armés, elles peuvent prendre la forme de viols et violences utilisés comme armes de guerre et touchent particulièrement les migrant·e·s, majoritairement des femmes et des enfants, qui fuient les guerres et la misère.

La parole des femmes commence à se faire entendre

Depuis quelques années, la parole des femmes est enfin entendue à une échelle large : en Amérique Latine d’abord, puis en Europe et aux États-Unis dans la foulée de l’affaire Weinstein. Elle est révélatrice de la prise de conscience d’une nouvelle génération. Il y a une réelle évolution de la société même si cela reste encore très insuffisant.

En Amérique Latine, dans l’État espagnol, des millions de femmes mobilisées

Le mouvement “Ni una menos” parti d’Argentine s’est construit en réaction aux violences, en particulier aux féminicides. D’autres pays d’Amérique Latine ont connu des mobilisation massives si bien que dans cette région, le mouvement féministe apparait comme un élément majeur du mouvement social.

En Espagne, la grève des femmes du 8 mars a connu un succès extraordinaire avec plusieurs millions de grévistes. Cette mobilisation a été portée par une coordination de femmes et de secteurs syndicaux notamment dans le commerce.

Construire un mouvement des femmes autonome et massif, en France aussi

En France, le mouvement féministe reste pour l’instant plus faible. Les divisions des dernières années pèsent encore mais elles tendent à s’estomper. Après une période de creux, l’enjeu est de construire aujourd’hui un mouvement des femmes auto-organisé et populaire. La question des violences semble pouvoir aujourd’hui fédérer dans une bataille commune qui aille plus loin que l’égalité en droit. Parce que la remise en cause des violences portent en germe la remise en cause globale du système, elle constitue une revendication éminemment subversive !

Remettre en cause le patriarcat, en finir avec le capitalisme

Les violences sexistes sont nécessaires au maintien du système capitaliste et patriarcal. La domination économique, politique, sociale… des femmes requiert une domination physique légitimée au quotidien par l’éducation, les institutions, les médias… Violences physiques et violences économiques s’imbriquent : dans le monde, 70% des personnes vivant avec moins de 2 dollars par jour sont des femmes, et en France, celles-ci gagnent 27% de moins, constituent la majorité des allocataires du minimum vieillesse...

L’autonomie économique est un élément essentiel de l’émancipation des femmes, pour décider de leur vie, de leur corps. Comme les autres inégalités, cette domination économique profite au système capitaliste : près de 70% du travail accompli dans le monde est non rémunéré. Il repose essentiellement sur les femmes et est absolument socialement nécessaire : tâches domestiques, éducation, travail agricole… Le système ne peut se passer de cette force de travail gratuite. En finir avec l’exploitation et l’oppression des femmes ne pourra se faire sans en finir avec le capitalisme.

Tou.te.s dans la rue ce samedi 24 novembre !

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Mis à jour le lundi 5 août 2019