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Mardi noir : lycéens et étudiants par milliers dans les rues contre Macron

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« Revanche lycéenne »
Mardi noir : lycéens et étudiants par milliers dans les rues contre Macron

Après les allocutions de Macron, la colère des lycéens, des étudiants, mais aussi des enseignants va crescendo. Ils étaient des dizaines de milliers dans les rues en ce « mardi noir ».

Ines Serant
Crédit photo : Jérémie FULLERINGER

450 lycées perturbés, dont 60 bloqués dans toute la France pour ce #MardiNoir. 50 000 lycéens auraient ainsi défilé dans les rues, avec à leurs côtés, plusieurs universités qui sont aussi rentrées dans la danse : à Paris 1, Paris 8, Paris-Nanterre, Rennes, Toulouse, Montpellier… Mais aussi certaines fédérations syndicales de l’Education Nationale. Dans plusieurs villes, comme à Toulouse, des enseignants ont rejoint la contestation, le Snes FSU et Sud Education et la CGT Educ’action ayant déposé un préavis de grève jusqu’à la fin de l’année.

En effet, après l’imposition de la loi ORE et le véritable tri social des lycéens via l’application Parcoursup, la colère commençait déjà à monter au printemps dernier. Aujourd’hui, l’annonce de la hausse des frais d’inscription est une nouvelle attaque en règle contre la jeunesse issue des milieux populaires et paupérisés.

Mais surtout, c’est bien la colère sociale des gilets jaunes contre la vie chère, contre les plans d’austérité, contre ce gouvernement des riches, à laquelle les lycéens se sont solidarisés depuis maintenant plus d’une semaine et la répression très dure, policière comme judiciaire, que subissent les jeunes, qui, loin de démobiliser, ne font qu’accroître le sentiment d’injustice, et attiser un peu plus les envies de révolte.

La veille, Macron donnait son allocution, donnant des miettes, et un grand spectacle, où les revendications de la jeunesse n’étaient pas même abordées. Les rappels à l’ordre et la tentative de diviser casseurs et colère légitime ont, par contre, fait mouche face à la violence systématique de la police à laquelle se sont confrontés, durant ce début de mobilisation, des centaines de lycéens. En ce sens, les scènes de solidarité aux lycéens de Mantes-la-Jolie ont été nombreuses en cette journée.

Des milliers de jeunes à Paris, Toulouse, Rennes, des centaines à Brest, Nancy, Marseille, Angoulême, Auxerre, Dijon, Lyon, Nîmes, Mérignac… Et parmi les 450 lycées mobilisés, il n’y avait pas que les lycées de grandes agglomérations, mais aussi d’autres établissements de campagne ou péri-urbain bien déterminés à se joindre à la bataille. Et la répression a encore une fois été au rendez-vous, à Strasbourg, ce sont 23 personnes qui ont été interpellées ! À Paris, la manifestation a été bloquée par 15 cars de CRS et nassée pendant 2 heures à la fin du parcours.

L’entrée en scène des lycéens et des étudiants pourraient donner un nouveau souffle à la mobilisation des gilets jaunes, à la fois car la jeunesse exprime une radicalité très forte, en plus d’avoir une certaine tradition en termes d’auto-organisation. C’est également une mobilisation qui dépasse de loin des revendications uniquement lycéennes ou étudiantes, mais qui se solidarise avec le mouvement des gilets jaunes, la lutte contre la précarité et l’avenir de misère réservé aux jeunes. Les mouvements lycéens et étudiants sont surtout en train de créer une convergence centrale pour faire vaciller Macron et entraîner d’autres secteurs dans la lutte, comme cela a pu être le cas du côté des syndicats de l’Education Nationale, et ce à quelques jours de la date du 14 qui pourrait mettre plusieurs secteurs en grève, et faire monter d’un cran le rapport de force contre ce gouvernement des riches.

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Mis à jour le samedi 22 juin 2019