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Gilets jaunes : Un Acte XII pour dénoncer les violences policières

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Contre la répression. Pour notre droit de manifester !
Gilets jaunes : Un Acte XII pour dénoncer les violences policières

Le 2 février, les Gilets Jaunes défileront dans la capitale pour rendre hommage aux blessés et tués lors de la mobilisation. Ce douzième acte sous forme de marche blanche vient dénoncer l’arsenal de répression utilisé à l’encontre des Gilets Jaunes et la brutalité des forces de l’ordre.

Elise Morty

Un message de soutien

Ces dernières semaines, les violences commises à l’encontre des manifestants se sont encore accrues. L’agression de Jérôme Rodriguez, gravement blessé à l’œil, a marqué les esprits, et vient s’ajouter à un bilan humain déjà très lourd. Selon le site « Désarmons.les », il était déjà question, au début du mois, de 124 blessures graves, dont 20 personnes mutilées d’un œil, et de 4 mains arrachées. Ajoutez à cela de nombreux cas de multiples fractures au visage, des comas, des cerveaux et mémoires endommagés, des pertes définitives d’auditions, des pieds mutilés, ainsi qu’un cas de mutilation des parties intimes. Ainsi, depuis le début du mouvement, plus de 2000 cas de blessés auraient été recensés selon les derniers chiffres du gouvernement, et cela sans compter les 12 morts en marge du mouvement.

Samedi prochain, à Paris et dans d’autres villes de France, la tête du cortège sera tenue par les blessés et victimes de la répression, appelés à monter à la capitale pour l’occasion. Les manifestants seront invités à porter pansements et bandages, en signe de soutien et de protestation.

En face, la répression ne faiblit pas

De l’autre côté de la barricade, le même refrain est de mise concernant les nombreuses violences commises lors des rassemblements. A l’occasion de son déplacement en Égypte, Emmanuel Macron a ainsi affirmé que les gilets jaunes étaient les seuls responsables de ces violences, exonérant les agissements de policiers. Félicitant leur « professionnalisme », Emmanuel Macron n’a laissé aucun doute quant à sa volonté de continuer à réprimer toujours plus durement le mouvement.

Une volonté également présente chez le ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner, qui a encouragé la justice à poursuivre Eric Drouet pour un post facebook appelant « à une insurrection sans précédent », depuis retiré. Interrogé par Jean Jacques Bourdin, Castaner a déclaré son intention « d’expertiser la totalité de nos armes de défense », sans cacher son opposition à l’interdiction, même temporaire, des lanceurs de balles de défense (LBD). Une ligne qui tranche avec les appels à l’interdiction de cette arme, que la France est la seule à utiliser dans le cadre de mouvements sociaux, appels provenant y compris de certaines figures des classes dominantes comme l’éditorialiste Barbier, que l’on ne peut soupçonner d’être favorable aux Gilets Jaunes.

Une intention de réprimer toujours plus l’action des Gilets Jaunes qui s’est également manifestée dans la loi anti-casseurs sur laquelle les députés ont commencé à plancher ce mardi. Cette loi prévoit une répression toujours plus dure, ainsi que la possibilité d’interdire certaines personnes de manifester. Les discussions autour de cette loi continuent dans l’hémicycle, mais la proposition de telles mesures liberticides sont symptomatiques d’un gouvernement en mal de réponses face à une contestation durable.

Le mouvement prend aujourd’hui un tout autre virage en dénonçant les violences exercées à l’encontre des manifestants. La marche de l’acte 12 aura ainsi trois objectifs : rendre hommage aux victimes des forces de répression, exiger la justice pour l’ensemble des blessés et mutilés du mouvement des Gilets Jaunes, et surtout, exiger l’interdiction des flash-balls et des grenades de désencerclement, en réaffirmant notre droit à manifester menacé par la loi « anti-casseurs ».

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Mis à jour le jeudi 14 février 2019