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Le Conseil de l’Europe exige que la France suspende l’utilisation du LDB

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Le LBD mutile
Le Conseil de l’Europe exige que la France suspende l’utilisation du LDB

A l’instar de nombreuses organisations, comme l’observatoire des violences policières, le conseil de l’Europe à condamné l’usage des LBD 40 par les forces de l’ordre dans son rapport publié le 26 février.

Alba Nur
Crédit photo : Alain Jocard / AFP

Le conseil de l’Europe, qui regroupe des représentants des 47 états membres de l’union européenne, a publié un rapport sur le mouvement des gilets jaunes dans lequel il condamne l’usage du LBD 40. L’arme, symbole de la militarisation de la police et des violences policières, blesse et mutile depuis des années, mais cela a pris une autre ampleur depuis le début du mouvement des Gilets Jaunes. Le rapport condamne également les autorités judiciaires qui ont trop recours aux comparutions immédiates et dénonce les nombreuses interpellations non légitimes. Le conseil de l’Europe désigne ces pratiques comme des entraves aux libertés d’expression et de réunion.

La rapporteuse bosnienne Dunja Mijatovic rentre cependant dans le jeu du gouvernement en soulignant le caractère « sensible » du dossier. Avant de condamner toute violence policière elle rappelle et dénonce « fermement » les propos et agressions racistes et homophobes de certains manifestants. Cela tend à justifier les violences policières et va dans le sens du gouvernement, qui n’a pas cessé de criminaliser le mouvement des gilets jaunes, notamment en instrumentalisant les violences antisémites. Si le conseil de l’Europe exige la suspension de l’usage des LBD, tous les pays membres de ce même conseil utilisent des méthodes de répression d’autant plus violentes et condamnables.

Le gouvernement a riposté à cette condamnation en rappelant que le conseil d’État avait rejeté la requête de la CGT et de la LDH (ligue des droits de l’homme) qui demandait l’interdiction du LBD 40. Le conseil d’État avait donné l’autorisation d’utiliser cette arme et de ce fait, avait donné le droit aux policiers de mutiler. La réponse très rapide du gouvernement montre sa difficulté de plus en plus croissante à légitimer ses stratégies de répression. Castaner, qui apparaît dans une émission televisée pour expliquer à des enfants comment utiliser le flashball, met en lumière l’hypocrisie du gouvernement : Lorsque l’on sait que depuis le début du mouvement plus de 9200 cartouches ont été tirées, et que l’on ne compte même plus les éborgnés et mutilés, comment peut on présenter et légitimer l’usage de cette arme face à des enfants ?

Si le mouvement des gilets jaunes à permi de visibiliser les violences policières, les grands absents du débat restent les quartiers populaires qui subissent la répression au quotidien. En effet, l’instauration des LBD 40 en 2007 vise en premier lieu à équiper la Brigade Anti-criminalité (BAC) pour réprimer les quartiers populaires. Pour ne prendre qu’un seul exemple parmi beaucoup d’autres, déjà en 2009, à Montreuil lors d’une manifestation festive contre la dissolution d’un squat, un jeune habitant du quartier Joachim avait été éborgné. La répression des gilets jaunes aujourd’hui révèle au grand jour ce que la répression policière à toujours été.

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Mis à jour le dimanche 19 mai 2019