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Algérie : le soulèvement populaire continue et s’organise !

Les grandes manifestations du vendredi 12 avril ont été une réponse claire à la décision d’installer le président du Sénat comme président par intérim. Le peuple dit : on ne veut pas de vos réformes, on ne veut pas de votre gouvernement de transition, on veut une assemblée constituante.

Avec l’élection de Bensallah, on est entré dans une nouvelle phase, où le pouvoir tente de faire passer en force son replâtrage du régime, l’élection présidentielle du 4 juillet. L’organisation du boycott de l’élection par des magistrats et des assemblées populaires communales (APC) est aussi un élément important. De plus, malgré la répression et l’annonce de la présidentielle, la mobilisation reste intacte. Elle progresse même, par la mise en place d’un processus d’auto-organisation.

De plus, la dynamique de réappropriation de l’Union générale des travailleurs algériens (UGTA) commence à prendre forme, avec la perspective de faire partir le secrétaire général Sidi Saïd et d’installer un secrétariat provisoire. C’est une question stratégique, pour la réappropriation de l’UGTA, une UGTA démocratique, autonome, combative, au service des travailleurEs. La bureaucratie n’existe pas seulement au niveau de la centrale syndicale mais de toute la hiérarchie. On essaie de pousser pour qu’il y ait des AG, de nouveaux déléguéEs, une restructuration complète de cet organe de lutte.

La dynamique de mobilisation se renforce partout, avec les grèves, les piquets de grève, les manifestations. Cela permet aux travailleurEs de parler entre eux, de parler du syndicat, mais aussi des revendications salariales, les conditions de travail, etc. Cela commence à émerger. La dynamique est variable selon les régions, mais clairement la mobilisation ne se déroule plus seulement le vendredi. Tous les jours il y a des actions, de la part des étudiantEs, des avocatEs, des magistratEs, le monde du travail, les services publics… Dans les universités, toute la communauté universitaire marche, les étudiantEs comme les enseignantEs. Il y a aussi les retraitéEs. La mobilisation s’organise de façons diverses, dans la centrale syndicale et avec les syndicats autonomes, notamment dans l’intersyndicale de l’éducation et de la santé.

Dossier coordonné par Antoine Larrache, avec des militantEs du Parti socialiste des travailleurs

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Mis à jour le jeudi 21 novembre 2019