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Mensonge d’Etat. Castaner doit partir, abrogation de la loi « anticasseurs » !

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Après son flagrant délit de mensonge sur la Pitié-Salpêtrière, le ministre de l’intérieur persiste et signe pour continuer à défendre sa fake news, défendu par le premier ministre. Après avoir encagé nos manifestations le premier mai, et après son mensonge d’Etat, Castaner doit partir en embarquant avec lui l’ensemble des réformes liberticides, à commencer par celles votées pour écraser les Gilets Jaunes et le mouvement social. A ce titre, l’heure est à la mobilisation générale pour la défense des droits démocratiques, par la grève et dans la rue.

Julian Vadis
La vérité derrière le scandale qu’a cherché à susciter le gouvernement autour de l’ « intrusion » de manifestants dans l’enceinte de la Pitié-Salpêtrière a fini par éclater hier dans la journée. Alors que Christophe Castaner dénonçait le 1er mai au soir une véritable « attaque » perpétrée contre l’hôpital, appuyé par Martin Hirsch, directeur de l’AP-HP, les vidéos publiées par les soignants dépeignent une réalité bien différente, celle de manifestants cherchant simplement à fuir les gaz et la police. Une fake news en bonne et due forme donc, visant à criminaliser le mouvement des Gilets Jaunes qui se poursuit depuis plus de cinq mois, avec son lot, acte après acte, de blessés et de condamnés.

Retour de boomerang pour Castaner donc, avec une affaire de fake news aux basques qui s’ajoute au sang que le ministre de l’Intérieur a déjà sur les mains. Couvert de ridicule, le successeur de Gérard Collomb se retrouve aujourd’hui fragilisé. Si le gouvernement fait tout pour le défendre, cette situation pourrait, en fonction de son développement, ouvrir une crise politique.

Par ailleurs, la difficulté est de taille pour Macron. Un nouveau front s’ouvre pour le gouvernement à quelques encablures des européennes, et ce alors même que les signaux sont au rouge avec une baisse dans les sondages - malgré les annonces du grands débat censé « convaincre » l’opinion publique. Plus grave encore, Macron peine à convaincre son socle électoral du premier tour, ou encore de la droite traditionnelle. Ainsi, les difficultés s’amoncellent, sans pour autant que l’on voit ne serait-ce que les prémisses de l’an II du quinquennat annoncé.

Castaner doit partir, et embarquer avec lui toutes les réformes liberticides !

Alors que nos manifestations sont fortement encadrées, comme en témoigne la dernière manifestation du 1er mai, les violences policières s’accentuent faisant des milliers de blessés et des centaines de mutilés, dans le cadre d’une nouvelle « doctrine » du « maintien de l’ordre » où tous nos faits et gestes sont épiés avec l’appui des dispositions de la loi « anticasseurs ».

Dans ce contexte faut-il exiger la démission de Castaner ? Bien sûr ! Et qu’il embarque avec lui toutes les réformes liberticides et les limites apportées au droit de manifester ! C’est d’un grand mouvement contre les violences policières et les atteintes aux droits démocratiques que nous avons besoin : dissolution des corps répressifs tel que les BRAV ou la BAC ; relaxe de toutes et tous les condamnés du mouvement ; défense des droits démocratiques avec l’abrogation des lois liberticides votées depuis Macron-Hollande-Sarkozy, à commencer par la loi « anti-casseur ». Ces revendications doivent s’ajouter à l’ensemble des revendications sociales des Gilets Jaunes. Elles sont aussi, entre autres, les leviers nécessaires pour donner un second souffle au mouvement, et renouer avec la voie de la massification, afin d’instaurer un rapport de force à même de faire plier Macron et son gouvernement.
Pour un grand mouvement pour la défense des droits démocratiques : c’est par la grève et dans la rue que nous ferons plier Macron !

Ce 1er mai a aussi été l’occasion d’une convergence dans la rue entre Gilets Jaunes et rouges, entre celles et ceux qui se sont levé depuis plus de cinq mois et une partie du mouvement ouvrier organisé. Si Martinez s’est ému des violences policières, tout en restant ambigu sur celles des manifestants, le secrétaire général de la CGT n’a pas dit un mot de la suite des événements. Or, la question est, aujourd’hui encore, celle de l’extension de la colère sociale aux entreprises et au monde du travail, dans une dynamique de grève.

Le mois de mai offre de nouvelles perspectives de convergence et d’extension, avec bien sur l’acte 25 ce samedi 4, mais aussi l’appel à la grève le 9 dans la fonction publique, dans un contexte qui a vu le secteur de l’éducation se mobiliser ces dernières semaines. Dans le contexte actuel, l’heure est à l’appel à un grand mouvement pour la défense des droits démocratiques, exigeant la démission de Castaner, l’abrogation des lois liberticides, contre les violences policières, et intégrant les revendications sociales des Gilets Jaunes et des secteurs actuellement mobilisé. C’est en œuvrant dans ce sens qu’il sera possible d’enclencher une dynamique d’extension de la contestation sociale, et surtout de la mise en route de secteur de travailleurs dans la bataille avec leur propre mode d’action, c’est à dire la grève. C’est aussi la voie qui permettra de hausser le rapport de force, et de renvoyer Macron dans les cordes.

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Mis à jour le samedi 21 septembre 2019