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Toulouse. L’assemblée générale de l’Education Nationale vote la grève reconductible !

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Réunis en assemblée générale ce matin à la bourse du travail de Toulouse, 150 enseignants et personnels de l’éducation nationale ont voté pour durcir le rapport de force, et appeler à une grève reconductible. Ce matin, ils avaient fait une action avec des lâchers de banderole, au cours de laquelle la police est intervenue.

Flo Balletti
En Haute-Garonne, 82 écoles seraient fermées aujourd’hui suite à cette nouvelle journée de grève pour le retrait de la réforme Blanquer. La SNUIPP/FUS annonce un taux de grévistes de 45% dans le département. Nationalement, un enseignant sur trois serait en grève dans le primaire. Des taux élevés qui témoignent d’une volonté de mettre un stop aux contre-réformes du gouvernement qui visent à précariser davantage la fonction publique où les contrats précaires deviennent monnaie courante (ils sont plus de 20% désormais). L’objectif dans toutes les têtes est que la peur change de camp. Visiblement c’est en chemin, à en croire certains medias dominants comme Le Parisien qui titre aujourd’hui :« Comment Blanquer a perdu l’ascendant sur ses opposants ».

Cette combativité s’est affichée dès 8h ce matin avec une action de déambulation dans la ville. Sous la forme d’une manifestation sauvage à vélo au départ du cours Dillon, les grévistes ont fait un lâcher de banderoles monumentales. L’énorme banderole présente sur la photo a été lâchée sur le Capitole. Son message explicite (« Service public d’éducation – Zone à Défendre »), n’était visiblement pas au goût de la police qui a essayé de la récupérer. C’était sans compter sur la radicalité des grévistes qui ont réussi à la récupérer des mains du bras armé de l’Etat, des grévistes qui avaient déjà poursuivi la manifestation classique pour partir en manifestation sauvage, 15 jours après s’être fait gazés devant le rectorat.

A 10h30, plus de 150 grévistes se sont retrouvés à la bourse du travail en assemblée générale afin de discuter de leur lutte, et de voter les suites du mouvement. Très rapidement la question de la grève reconductible a été posée sur la table. « C’est le moment où jamais » lançaient certains. « Si on ne vote pas de reconductible, ce sera bientôt une lutte de l’éducation nationale du privé ! ». Les dernières grosses batailles mémorables ont été évoquées, celle de 1995, ou les trois mois de grève de 2003.

Les conditions de travail, et les salaires notamment des contractuels ont été évoquées (les temps partiels touchent 600€ par mois !), faisant le parallèle avec la logique managériale criminelle présente dans d’autres services publics comme France Télécom, avec la vague de suicides que tout le monde a en tête.

La nécessité de faire un travail d’information plus important auprès des parents d’élèves sur les conséquences de la réforme a aussi été au cœur des discussions. A l’image du « Collectif de défense de l’école publique Toulouse sud » qui regroupe plusieurs collèges, multiplier ce type d’initiatives dans toutes les zones géographiques de la ville permettra de faire un travail informatif, et d’impliquer dans la mobilisation les parents d’élèves.

Vote de la reconductible, blocage des examens et cortège de l’éducation avec les gilets jaunes le samedi !

Alors qu’une caisse de grève est déjà en place, le premier vote, touchait la question centrale de la grève, reconductible ou non. A une écrasante majorité (142 pour la reconductible,1 contre, 23 abstentions, 2 NPPV), le vote pour la grève reconductible a été adopté. Ce plébiscite témoigne de la nécessité de durcir le rapport de force alors que la réforme doit être votée le 21 mai. Parce qu’il est trop tard pour déposer grève pour demain, il a été voté que la grève reconductible débuterait mardi prochain.

Mardi prochain un blocage du rectorat aura lieu dès 8h, une AG se tiendra sur place dans la matinée, puis les grévistes feront une tournée des bahuts pour expliquer à leurs collègues le contenu de la réforme, et militer la grève reconductible.

Mercredi, les grévistes ont décidé de se joindre à la journée nationale des AESH (des accompagnants des élèves handicapés, ayant un statut ultra précaire). Ils participeront à leurs côtés à la manifestation de 15h.

Il a par ailleurs été voté le fait de faire un concert de solidarité en fin de semaine prochaine, ainsi que du blocage des examens. Enfin, plusieurs interventions sont revenues sur la nécessité de se joindre aux gilets jaunes, et de ne pas participer aux manifestations les samedi de manière isolée, mais de faire un cortège de l’éducation en lutte lors des actes des gilets jaunes.

Place à la manifestation qui débute à 14h, à St Cyprien !

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Mis à jour le vendredi 23 août 2019