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Retraites : le 24 septembre et après, s’unir et continuer !

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Jeudi 24 juin 2010 manifestation République Nation à l’appel de l’ensemble des organisations syndicales excepté FO contre le projet de loi sur les retraites. Photothèque Rouge/JMB

Après le grand laminage du code du travail, la contre-réforme des retraites, principal volet de l’acte II du quinquennat, amplifie les attaques contre la protection sociale. Grand blabla, pseudo dialogue social comme mode de diversion organisé, la méthode change mais l’objectif reste le même : imposer une régression sociale majeure à l’ensemble du salariat en détruisant le système par répartition.

Travailler plus pour gagner moins ?

En modifiant les paramètres de calcul des pensions et des durées de cotisation, Macron vise une refonte globale du système de retraite, dont la finalité constituera une véritable saignée des pensions qui seraient amputées de 15 à 35 %.

Sous l’apparence d’un traitement égal, juste et universel, le nouveau système serait avant tout un grand nivellement par le bas généralisé. Actuellement seuls les meilleurs salaires sont pris en compte pour le calcul de la retraite. Calculer les pensions sur l’ensemble de la carrière, c’est calculer à partir d’un salaire de référence inévitablement plus bas, donc avoir une retraite automatiquement plus faible, plus particulièrement pour les femmes, les précaires… Compte-tenu de l’allongement de la durée de cotisation prévue par la réforme, il faudra travailler plus pour gagner moins !

Plus largement cette contre-réforme va entériner un changement systémique car la baisse massive des pensions va progressivement ouvrir la voie à la capitalisation pour celles et ceux qui en auront les moyens.

Faire payer les capitalistes, amplifier le système par répartition

La vérité c’est que nos retraites ne sont ni trop élevées ni trop longues. Si nous vivons plus longtemps, c’est parce que nous travaillons moins et nous ne voulons pas que cette logique s’inverse. Les privilégiéEs ne sont pas à chercher du côté des travailleurEs, mais du côté de ceux qui ont le plus à gagner dans cette contre-réforme : le patronat, les compagnies d’assurances, les banques... Il n’y a en réalité aucun problème de financement, pour qui veut prendre l’argent là où il se trouve, en augmentant en particulier les cotisations patronales, en supprimant toutes les exonérations.

Il faut donc refuser le statu quo et exiger des mesures radicalement opposées : retraite à 60 ans dès 35 ans d’activité, 55 ans pour les emplois pénibles, incluant le travail salarié ou les périodes sans travail avec continuité du salaire, en assurant aussi le rattrapage des pensions pour les femmes et toutes les victimes de la précarité.

Pour maintenir un système par répartition, il faut augmenter les salaires et répartir le travail. Aucun revenu ne doit être inférieur à 1800 euros nets, et le temps de travail doit être ramené à 32 heures sans perte de salaire.

Unité pour construire un mouvement d’ensemble

Une seule journée d’action ne suffira pas pour faire plier le gouvernement et imposer le retrait du projet de réforme. Face au calendrier d’enfumage de Macron, il faut imposer un autre agenda social tirant les leçons des défaites antérieures. Cette journée du 24 septembre (à l’appel de la CGT et de Solidaires) est un point de départ, mais il faut lui donner des perspectives d’actions durables pour pouvoir bloquer l’économie : la seule solution pour construire le rapport de force nécessaire pour gagner. Le succès de la grève à la RATP est un premier encouragement, et les manifestations pour la justice climatique, celles des Gilets jaunes, montrent aussi qu’il existe un climat combatif.

SalariéEs du public ou du privé, nous sommes touTEs attaquéEs, nous ne pouvons agir en ordre dispersé. Il est urgent d’opposer une résistance unitaire - syndicale, politique, associative - de toutes celles et ceux qui veulent mettre en échec ce recul social sans précédent, pour en finir avec Macron et son monde.

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Mis à jour le lundi 9 décembre 2019