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Seule une poignée de multinationales est responsable de la majorité de la pollution plastique

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Coca Cola en tête du classement
Seule une poignée de multinationales est responsable de la majorité de la pollution plastique

Une dizaine de multinationales sont responsables d’une grande partie des déchets plastiques qui polluent la planète, conclu un rapport d’une coalition de presque 1500 ONG, publié ce mercredi, qui révèle également la liste des pires pollueurs.

Esther Tolosa
D’après le rapport Break Free from Plastic publié ce mercredi 23 octobre par une coalition de presque 1500 ONG, dont GreenPeace, une très grande partie des déchets plastiques qui polluent la planète sont le fait de seulement une dizaine de multinationales. Lors de la journée mondiale de nettoyage de la planète organisé il y a environ un mois dans 51 pays, ces ONG ont récupéré un demi-million de déchets plastique ; et 43% de ces déchets proviennent des produits fabriqués par une dizaine de multinationales.

Sans surprise, et pour la deuxième année consécutive, Coca Cola arrive en tête de file avec plus de 11 500 déchets plastiques. Derrière on trouve des enseignes telles que Nestlé, Pepsico, Philip Morris, Gamble, Colgate Palmolive… En réponse, certaines de ces multinationales comme Coca Cola ou Pepsico ont indiqué qu’elles allaient rendre leurs emballages recyclables, réutilisables ou compostables d’ici 2025.

Une réponse insuffisante pour les ONG qui dénoncent dans leur rapport que « les véritables responsables du gros de la pollution plastique en Asie sont les multinationales dont les sièges se trouvent en Europe et aux États-Unis ». Elles n’hésitent pas à critiquer les fausses solutions proposées par ces multinationales, qui se dédouanent de leur responsabilité du nettoyage de la pollution due à leurs activités en promouvant le recyclage.

En effet, le recyclage fait retomber la responsabilité sur les consommateurs et sur les collectivités. Par ailleurs, le rapport souligne que de toute manière il n’y a pas assez de recyclage pour que ce soit efficace : à peine 9% du plastique produit depuis les années 50 a été recyclé, dénonce le rapport.

Ce rapport s’inscrit dans une stratégie de « Named and Shame » (nommer et couvrir de honte), et d’appel à la pression des consommateurs sur ces multinationales. Or, cette stratégie apparaît comme insuffisante, car croire au « pouvoir des consommateurs » grâce aux changements individuels, à la « consom’action » et au boycott ne peut qu’être une impasse du fait des rapports de production qui existent sous le capitalisme, où il n’existe pas de consommation éthique.

L’exemple du manque d’efficacité du recyclage montre bien que pour en finir avec la pollution plastique, les changement doivent se faire au niveau de la production et non du côté des consommateurs.

Seul le contrôle généralisé des travailleurs et de la population sur la production, dans une économie non plus basée sur les profits d’une poignée de multinationales mais sur une production rationalisée, à hauteur des besoins définis collectivement et selon des moyens écologiquement viables, sera à même de relever le défi écologique actuel.

Crédit photo : AFP

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Mis à jour le lundi 9 décembre 2019