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Gaza : l’agression militaire israélienne fait 34 morts en 3 jours

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Les bombardements israéliens contre la Bande de Gaza ont fait 34 morts, dont 6 enfants, jusqu’au cessez-le feu de jeudi. Une nouvelle agression barbare au compte de l’État colonial israélien.

Mones Chaieb
Une palestinienne devant une maison détruite par les bombardements israéliens le jeudi 14 novembre dans le Sud de Gaza. Crédits photo : Ibraheem Abu Mustafa / Reuters

L’agression israélienne a commencé mardi, lorsque l’armée israélienne et le Shin Beth – les services de sécurité intérieur israéliens – assassinaient un commandant des Saraya Al Quds, la branche armée du Jihad Islamique avec sa femme. Quasi-simultanément, l’appartement d’un autre responsable du Jihad Islamique, Akram Adjouri, était visée par d’autres frappes, mais dans la capitale syrienne cette fois, à Damas.

Suite à cela, le Jihad Islamique a riposté par des tirs de roquette, pendant que l’entité sioniste s’est déchaînée en pilonnant la Bande de Gaza. 34 Palestiniens, dont 6 enfants, ont trouvé la mort sous les bombardements.

Une porte-parole de l’armée israélienne a reconnu « une erreur », au sujet d’une frappe qui visait le centre de Gaza et qui a tué 8 personnes d’une même famille, dont 3 enfants âgés de 7 à 13 ans. Mais le meurtre de civils et le bombardement de zones résidentielles, d’infrastructures telles que les hôpitaux et les écoles, est une pratique courante de l’État sioniste dont la barbarie n’est plus à démontrer.

La riposte palestinienne a obligé l’armée israélienne à fermer l’ensemble des écoles du pays par précaution, et a poussé le gouvernement israélien à chercher un accord de cessez-le-feu par l’entremise du régime égyptien vendu à l’impérialisme. En vigueur depuis jeudi, celui-ci stipule l’arrêt des bombardements israéliens et des meurtres de civils, en particulier pendant l’annuelle Marche du retour, en échange d’un arrêt des tirs de roquette palestiniens.

Mais cela n’assure aucune garantie au peuple palestinien à Gaza, qui fait les frais depuis 2006 d’un embargo imposé par l’Etat israélien avec la complicité de la communauté internationale. Ces derniers mois, l’entrée des biens à Gaza avait d’ailleurs été restreinte, de même que la zone de pêche, pendant que l’armée israélienne bombardait régulièrement des zones gazaouies prétendument para-militaires.

L’amplification des agressions israéliennes n’était d’ailleurs pas sans rapport avec la crise politique qui traverse le pays, et que le gouvernement tentait de résoudre en redoublant de barbarie à l’égard du peuple palestinien, pour se donner une image de garant de la sécurité de l’État sioniste. En effet, le principal concurrent de Benjamin Netanyahou n’est autre que Benny Gantz, un criminel de guerre notoire qui occupait le poste de chef de l’état-major de l’armée israélienne en 2014 lors de la guerre contre Gaza.

Cette politique coloniale ne peut que mener les peuples de la région à l’impasse et ce y compris pour la population israélienne qui vit aujourd’hui en vase clos et ne peut entretenir aucun échange fraternel avec les peuples voisins qui font les frais de la politique sioniste.

Lorsqu’en juin dernier, à Bahreïn, l’administration Trump proposait un « deal de la honte » de 50 milliards de dollars aux Palestiniens pour renoncer à un État indépendant, mis à part le prince héritier bahreïnien et le ministre des affaires étrangères saoudien, aucun représentant politique des pays du Golfe n’avait osé participé à la réunion, de peur des répercussions qu’une telle politique de collaboration ouverte pourrait susciter parmi les peuples de la région solidaires avec la lutte du peuple palestinien.

Si aujourd’hui les meilleurs alliés de l’Etat colonial israélien sont les États-Unis et les impérialismes occidentaux à l’instar de la France, mais aussi les puissances régionales du Golfe, l’Autorité palestinienne qui dirige la Cisjordanie présidée par Abou Mazen est également un appui, puisqu’elle continue de collaborer avec la politique sécuritaire sioniste, en vertu des accords d’Oslo de 1993 qui qualifient les organisations palestiniennes résistantes à l’occupation israélienne de « terroristes ». Les organisations islamiques telles que le Hamas et le Jihad Islamique ne représentent cependant pas plus une alternative. Elles ont en effet joué un rôle répressif lors des mobilisations sociales qui, le printemps dernier, dénonçaient les inégalités sociales et la corruption de la classe politique. De plus, elles portent un projet politique réactionnaire, qui est opposé à l’émancipation des hommes et des femmes des classes populaires palestiniennes.

Toutefois, les soulèvements populaires au Liban, en Irak, mais aussi en Egypte, et même en Algérie et au Soudan, sont autant d’éléments qui donnent l’espoir d’abattre les régimes vendus à l’impérialisme en Afrique, au Proche et Moyen-Orient, seule issue pour faire définitivement tomber l’Etat colonial israélien et garantir l’émancipation des masses populaires dans la région.

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Mis à jour le lundi 16 décembre 2019