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Droits des étranger·E·s : révoltes dans les centres de rétention administrative

Crédit Photo : DR

Délaissées par la plupart des médias, les luttes menées par les détenuEs dans les centres de rétention administrative (CRA) ne font l’actualité que lorsqu’elles prennent des formes dramatiques et spectaculaires. C’est le cas ces derniers jours avec les mouvements qui touchent les CRA de Vincennes et de Oissel.

Dans un rapport remis en avril 2019, -ASSFAM-Groupe SOS Solidarités, France terre d’asile, le Forum Réfugiés-Cosi, la Cimade, l’Ordre de Malte France et -Solidarité-Mayotte dénonçaient la loi du 10 septembre 2018, entre autres le doublement du temps de rétention qui passait de 45 à 90 jours. On pouvait notamment y lire : « Nos associations comme de nombreux autres acteurs (Contrôleur général des lieux de privation de liberté, Défenseur des droits) avaient souligné le caractère manifestement disproportionné d’une telle mesure, qui accroît les souffrances des personnes concernées, au regard d’un nombre d’expulsions supplémentaires marginal. Nos associations ont ainsi constaté les conséquences inquiétantes de ce durcissement à travers l’angoisse des personnes enfermées, des automutilations, des grèves de la faim, des tentatives de suicide et le décès d’une personne par pendaison. » 1

Grèves de la faim aux CRA de Vincennes et de Oissel

Dans un communiqué daté du 8 février, les détenus du CRA de Oissel, organisés en collectif ont annoncé qu’une grève de la faim avait débuté depuis 48 heures « contre les mauvaises conditions de rétention et les traitements inhumains ». Simultanément, les détenuEs du CRA de Vincennes, organisés aussi en collectif, prévenaient leurs correspondants qu’ils et elles avaient entamé une grève de la faim pour des raisons identiques à celles de Oissel, y dénonçant de plus le surpeuplement qui aggrave les conditions de détention, et la répression policière.

Le 4 février, les détenuEs avaient mis le feu à plusieurs bâtiments, suscitant une répression sauvage de la police anti-émeute. Regroupés dans la cour pendant plusieurs heures, sous la pluie et dans le froid, tabassés par les flics, ils et elles ont ensuite été dispersés dans divers commissariats, ou encore aux centres du Mesnil-Amelot et de Palaiseau. Les conditions de détention au CRA de Vincennes ont depuis, empiré : surpopulation démentielle, vengeance des autorités allant jusqu’à faire dormir les détenuEs sur des matelas brûlés lors de l’incendie.

Solidarité !

Le NPA exprime toute sa solidarité aux sans-papiers en lutte dans les sordides prisons que sont les centres de rétention, dont il réclame la fermeture immédiate, pure et simple. Ses militantEs sont disponibles à toutes les propositions d’actions proposées par les collectifs de sans-papiers. Il appelle d’ores et déjà à faire du 21 mars, à l’occasion de la journée internationale contre le racisme, un grand rendez-vous de mobilisation (cf. article ci-contre).

Alain Pojolat

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Mis à jour le vendredi 14 février 2020