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Manifestations en Ariège pour agir contre la « réintoxication du monde »

LAVELANET


Les manifestants sur le rond-point de l’Europe avant de se diriger à vélo vers le SMDEA
https://www.ladepeche.fr/2020/06/18/une-manif-pour-agir-contre-la-reintoxication-du-monde,8937712.php
Hier matin, dans le cadre d’un appel national « Agir contre la réintoxication du monde », le collectif « Pas touche au Touyre » a organisé une manifestation sur le rond-point de l’Europe, à Lavelanet. Deux actions au programme, d’abord avec des banderoles sur le rond-point, afin de rappeler la lutte contre le projet de détournement de l’eau du Touyre, ensuite pédaler jusqu’aux locaux du SMDEA avec des bouteilles en plastique traînées à travers la ville.
Une quarantaine sur le rond-point

Sur le rond-point, ils étaient une grosse quarantaine par la voix mais aussi à travers banderoles et pancartes à faire savoir leur rejet du projet de détournement de l’eau du Touyre vers le lac de Montbel qui, d’après les manifestants « est coûteux pour les collectivités publiques et menace la vie du cours d’eau en modifiant son cycle naturel qui ne sert qu’à une agriculture intensive visant l’exportation ». Pour le collectif « il faut laisser le cycle naturel des cours d’eau, qui favorise la vie mais aussi les activités de loisirs comme la pêche et conserve les paysages, le gros attrait d’un territoire ». Des panneaux sont là pour rappeler la situation causée par le Covid-19 et qu’il faut tirer les leçons de la pandémie et revenir à une vie plus proche des réalités naturelles et du local. Des idées, le collectif en a et propose « de développer une agriculture vivrière locale dans l’élevage et le maraîchage, moins dépensière en eau et utile directement aux populations locales, et mettre plutôt l’argent public à fournir une eau potable de qualité au robinet, un assainissement correct pour la santé et la préservation de l’environnement ».
Le Touyre en péril

D’après le collectif, le projet de détournement priverait le Touyre de la plus grande partie de ses débits sur 13 km et le mettrait en péril. Vanessa habite Léran, à quelques dizaines de mètres du Touyre. « Pour détourner le Touyre, on intervient sur la nature juste par intérêt économique et financier, et à force de faire des projets comme ça, on touche à l’écologie et à la santé, déplore-t-elle. Cette rivière a déjà été beaucoup abîmée : on constate les dégâts au niveau des plantes et des animaux. C’est triste, on voit des intérêts financiers immédiats, mais pas plus loin ». Au bout d’une demi-heure, les manifestants ont formé un peloton bruyant de cyclistes pour rejoindre comme prévu le SMDEA. (voir ci contre)

SAINT GIRONS

https://www.ladepeche.fr/2020/06/18/mobilises-pour-dire-non-au-retour-de-lanormal,8937708.php

Ils étaient une petite cinquantaine sur le parking du rond-point Balagué pour « Agir contre la réintoxication du monde ». François Paumier un des créateurs de Coalition Climat en Ariège et de Collectif Climat Couserans a précisé l’objectif de cette manifestation. Nous voulons dit-il « une alternative au projet de la pénétrante et nous présentons une autre solution qui fait économiser 3 millions au Conseil Départemental ».

Il a expliqué aux manifestants qu’un « tourné à droite », après le centre aquatique, permettrait à 30% des véhicules se dirigeant vers Castillon et Lédar d’éviter le rond-point Balagué et de préserver le site de l’ancienne voie ferrée pour la voie verte et l’utilisation du vélo. Un autre « tourne à droite » est aussi nécessaire pour les véhicules venant de l’avenue Maréchal Foch. François Paumier a parlé du projet départemental avec pour point de départ un rond-point, en face le magasin Aldi, qui dévierait les véhicules entrant à Saint-Girons en faisant passer certains derrière les deux garages automobiles.

Les manifestants se sont ensuite dirigés vers l’ancienne usine de Lédar pour défendre une alternative au parc photovoltaïque, prévu sur des sites agricoles.

SAVERDUN

Les gravières, le futur méthaniseurs, l’utilisation des phytosanitaires, ... figurent parmi les cibles des manifestants.
https://www.ladepeche.fr/2020/06/18/contre-le-retour-a-lanormal,8937721.php

Hier matin, une cinquantaine de militants de plusieurs associations environnementales, ainsi que Marcel Lopez, suppléant de la députée Bénédicte Taurine (FI) et Fabien Collin, assistant parlementaire du député Michel Larive (FI), se sont retrouvés au rond-point de la Capa, dans le cadre de l’appel national, « Agir contre la réintoxication du monde ». Ils ont brandi banderoles et pancartes, qui prenaient pour cible les gravières, le méthaniseur industriel en construction et la coopérative agricole de la plaine de l’Ariège (Capa), tous trois, juste à côté. Les consignes sanitaires n’ont pas permis aux manifestants la distribution de tracts aux nombreux automobilistes de passage sur cet axe routier important.

Des responsables d’associations ont expliqué pour quelles raisons ils manifestaient. Pour Connie Mayar, d’Attac, « il est important de créer une confluence des organisations qui souhaitent que l’économie et l’industrie repartent dans le bon sens afin de faire face au changement climatique ».

Jean-Louis Bertrand, d’Aprova, association pour la protection de la vallée de l’Ariège, est là à cause des gravières qui, explique-t-il, « ont détruit 900 hectares de terres agricoles. Le rebouchage (30 %) est effectué par des déchets de la déconstruction, qui ont pour conséquences la pollution en aval et l’assèchement de la nappe car les déchets sont bien plus poreux que les granulats d’origine ».

Pour Henri Delrieu, du Chabot, « le choix de ce rond-point pour manifester est tout un symbole car il dessert le premier méthaniseur industriel du département, que la Capa voisine est un important fournisseur de pesticides et que les terres agricoles, qui sont autour, servent à l’exploitation de carrières. Demain, ne doit pas être pire qu’hier ».

Marcel Ricordeau, le président du comité écologique ariégeois, voudrait « que l’agriculture évolue vers des pratiques vertueuses car l’épandage de pesticides augmente, ainsi que la consommation de l’eau d’irrigation, des produits chimiques et des engrais de synthèse, qui sont utilisés pour la culture du maïs semence ».

C’est aussi, pour tous, le problème récurrent posé par le méthaniseur en construction. Ils demandent qu’il y ait « un traitement du digestat afin d’éviter la pollution des nombreux hectares de terre sur lesquels ce digestat va être répandu ».

La manifestation, encadrée par la gendarmerie, s’est déroulée sans incident.

P.-S.

17 Juin 2020 Lavelanet le Touyre
Merci à Zaza pour le reportage photo :
https://photos.app.goo.gl/CWHftUKeezp96tP38

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Mis à jour le samedi 4 juillet 2020