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Le rectorat de Toulouse fait de la répression syndicale au collège Bellefontaine Remise en cause du droit de grève !


Ce vendredi 22 mai, 5 collègues enseignants du collège Bellefontaine impliqués dans le mouvement de grève des mois de novembre-décembre autour de la réforme des REP/REP+ ont reçu, chez eux, par voie d’huissier, chacun 2 courriers.

L’un comme l’autre les invitent à consulter leur dossier administratif de carrière. Le premier dans le cadre d’une procédure disciplinaire. Le second dans le cadre d’une « procédure visant une mutation dans l’intérêt du service« .

Les deux procédures sont distinctes. La première est réglementaire, la deuxième semble l’être également même si son cadre est pour l’instant assez flou. Néanmoins leurs motifs apparaissent très clairement : il s’agit de sanctionner les faits de grève intervenus au mois de décembre. L’énumération des griefs est éloquente, tous reviennent à reprocher et sanctionner la grève et la lutte de nos collègues :

« manquement à l’obligation d’exercer vos missions conformément aux instructions de vos supérieurs », « manquement à l’obligation de remplir l’intégralité des missions qui vous sont dévolues en rapport avec vos obligations statutaires », « manquement à l’obligation de loyauté vis-à-vis de l’équipe de direction du collège » , « manquements (…) de nature à perturber gravement le bon fonctionnement du service public d’éducation du collège Bellefontaine ».

Ce faisant, que reproche-t-on aux collègues sinon d’avoir fait grève et de s’être opposés à leur hiérarchie ? D’avoir porté par leurs luttes, dans un strict cadre constitutionnel, une autre conception du service public d’éducation ? Depuis quand user de ses droits est-il sanctionnable ?

Depuis le mois de janvier l’administration du collège, appuyée par le rectorat, a par tous les moyens cherché à réprimer, créant un climat délétère qui a lourdement pesé sur le travail de nos collègues et sur l’ambiance générale.
Après avoir tenté de diviser, de créer un climat de peur, vient le moment du coup de matraque.

Les motifs comme les méthodes sont proprement inacceptables. Il ne s’agit ni plus ni moins que d’une remise en cause du droit de grève et d’une très claire répression syndicale dans le contexte global actuel de la répression de tout le mouvement social. Il s’agit de nous faire rentrer dans le rang à l’heure où on nous impose réformes libérales et austérité. Il s’agit de remettre en cause les droits des fonctionnaires et des personnels titulaires et on-titulaires de l’éducation nationale. Le cas des collègues nous concerne car ce sont nos droits de travailleurs qui sont attaqués de façon brutale et arbitraire.

Nous ne laisserons pas nos collègues être réprimés pour leurs combats légitimes !

Communiqué du NPA 31 : Non à la répression au collège Bellefontaine


Face aux procédures engagées par le rectorat de Toulouse contre 5 professeurs du collège Bellefontaine (mutations d’office et procédures disciplinaires) le NPA appelle tous les salariés à défendre le droit de grève et d’expression.

Ces 5 professeurs, après une grève de 3 semaines pour obtenir des moyens adaptés aux besoins de leur collège, ont été, avec d’autres membres du personnel, en butte aux agissements d’un chef d’établissement dont le rectorat lui-même a désavoué les actes en le poussant à demander sa mutation.

Mais aujourd’hui le rectorat, et à travers lui le gouvernement, veulent mater tous ceux qui osent se battre pour le droit à l’éducation. Le NPA 31 condamne fermement cette répression et exige l’abandon des procédures en cours. Nous témoignons de toute notre solidarité aux enseignants concernés.

A l’heure où de nouvelles régressions dans l’éducation nationale se mettent en œuvre (réforme des collèges), le gouvernement veut envoyer un signe fort et dissuader toute une profession de se mobiliser pour exiger de réels moyens et des postes de titulaires en nombre suffisants.

Cette menace de sanctions vient après la révocation pour faits de grève d’un militant du NPA, postier dans le 92. Elle participe d’un climat inadmissible de criminalisation de l’action syndicale dont le principal responsable est le gouvernement qui n’en fini plus d’appliquer l’austérité et de faire des cadeaux à ses amis du MEDEF !

Il y a urgence à réagir : participons le plus nombreux possible au rassemblement unitaire

RASSEMBLEMENT CONTRE LA RÉPRESSION AU COLLÈGE BELLEFONTAINE

Mercredi 27 mai – 14h – Devant le rectorat

SPIP 3.2.0 [23778] | Squelette BeeSpip v.

Mis à jour le samedi 22 février 2020