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15 novembre : enfin un barrage utile... contre ce gouvernement !

La machine à désespérer est lancée à plein régime et jeudi 6 novembre, l’exercice médiatique de Hollande à l’occasion de sa mi-mandat en est une nouvelle illustration.


Comme pour confirmer la nocivité de sa politique, il conclut lui-même sur la possibilité d’un nouveau 21 avril : la possibilité de voir, comme en 2002, l’extrême droite au second tour de la présidentielle. Il a beau essayer de se défausser sur l’Europe, il ne peut pas faire oublier que son premier geste une fois élu a été de ratifier le TSCG, ce traité européen qu’il dénonçait lui-même comme « traité d’austérité »... avant son élection.

Des cadeaux pour les uns, des coups pour les autres

C’est sa politique et celle de son gouvernement qui provoque la désespérance sociale et qui fait le lit de l’extrême droite. « L’État ne laissera pas faire la fermeture du site d’Aulnay PSA » avait dit enthousiaste le nouveau président... et l’État a laissé faire. Lâchés aussi les ArcelorMittal, les Goodyear, les Fralib, les Moulins Maurel...
Lâché et même réprimé lorsqu’il se met à lutter, le monde du travail a dû se faire rapidement une raison. Pendant deux ans et demi, Hollande et ses gouvernements ont multiplié les cadeaux aux capitalistes, satisfait toutes les revendications du Medef et attaqué systématiquement les droits des salariéEs, précaires, intermittentEs, chômeurEs, la protection sociale et les services publics.
Il trouve encore aujourd’hui le moyen d’annoncer un pas supplémentaire : à partir de 2017, les baisses d’impôt du Crédit d’impôt sur la compétitivité et l’emploi (CICE) seront transformées en baisse de « cotisations sociales pérennes ». Au final, 220 milliards de cadeaux par an pour les entreprises contre la promesse – qui n’engageait que ceux qui voulaient y croire, c’est-à-dire le gouvernement – de créer un million d’emplois.
Résultat des courses de cette politique « généreuse » : un nombre de chômeurEs inégalé qui atteint 5 400 000, c’est-à-dire 500 000 chômeurEs supplémentaires sous l’ère Hollande !

Rémi, mort pour un projet inutile

L’inversion de la courbe du chômage, les sacrifices nécessaires à une reprise de la croissance et à des lendemains meilleurs, ne sont que du baratin. Il n’y a pas de limite aux régressions sociales parce qu’il n’y a pas de limite à l’appétit des capitalistes. Et parce que le gouvernement leur est entièrement dévoué, il n’y a pas de limite à l’austérité qu’il impose.
Élu pour nous débarrasser de Sarkozy, Hollande, avec son gouvernement, fait pire que lui, même en matière de répression, où on ne pensait pas que ce serait possible. Les sans-papiers pourchassés, les Roms dont les campements sont détruits, les étrangers qui attendaient le droit de vote... peuvent en témoigner.
On n’attendait rien de bon de ce gouvernement, mais avec le meurtre de Rémi par la police, l’intolérable a été atteint. Il a envoyé des centaines de flics pour imposer par la force un projet à la fois nuisible et illégal à Sivens. Il a délibérément provoqué les affrontements et ses grenades offensives ont tué. Il a ensuite menti sciemment.
Alors que les autorités savaient dès le début ce qu’il s’était passé, Valls déclarait à l’Assemblée nationale : « je n’accepterai pas une mise en cause de l’action des policiers et des gendarmes qui ont compté de nombreux blessés dans leurs rangs », stigmatisait les victimes : « Je n’accepterai pas ces violences. Il n’y a pas de place dans notre République, en démocratie pour les casseurs », et couvrait Cazeneuve : « Je n’accepte pas et je n’accepterai pas les mises en cause, les accusations qui ont été portées (...) à l’encontre du ministre de l’Intérieur »...
Et conformément aux précédents gouvernements socialistes, il se précipite dans toutes les aventures guerrières impérialistes.

Notre réponse, la mobilisation

Descendre dans la rue contre ce gouvernement doit être un sursaut élémentaire pour qu’enfin, la colère l’emporte sur le découragement. Le budget est de la première à la dernière ligne une déclaration de guerre aux classes populaires, et la répression est la seule réponse à celles et ceux qui se mobilisent.

La mobilisation nationale du 15 novembre est une mobilisation contre ce gouvernement, contre l’ensemble de sa politique austéritaire et policière, raciste et guerrière.

Ce gouvernement n’impose pas seulement un barrage à Sivens, un aéroport inutile et destructeur, l’usine des 1 000 vaches, mais le monde qui va avec...
Le seul barrage utile à construire est celui qu’il faut édifier contre les mauvais coups du pouvoir en place, contre l’extrême droite qui attend son heure en embuscade.

Olivier Besancenot, Christine Poupin et Philippe Poutou

Motion de l’assemblée générale de l’université du Mirail du jeudi 13 novembre 2014

(1 200 personnes présentes)
Nous, assemblée générale des étudiant-e-s du Mirail, sommes réuni-e-s aujourd’hui jeudi 13 novembre contre l’austérité universitaire, contre le barrage de Sivens, contre les violences policières et la répression des manifestations, ainsi qu’en soutien aux inculpé-e-s et condamné-e-s des 1er et 8 novembre.
Nous appelons, à la suite de l’appel de l’AG de Clermont, et avec les personnels de l’université, à une journée de grève nationale de l’enseignement : étudiant-e-s, lycéen-nes, enseignant-e-s, personnels, le jeudi 20 novembre avec manifestations.
Nous appelons à construire une mobilisation la plus large possible pour s’opposer au tournant autoritaire actuel, à la militarisation de l’espace public, aux violences policières et à tous les grands projets qui ne sont utiles qu’aux capitalistes.
Il y a de l’argent pour les guerres et la répression, alors qu’il en faut pour les facs et les lycées, sinon c’est la sélection qui nous attend !
Nous appelons à participer à la manifestation du 15 novembre et à mobiliser pour la journée de mobilisation nationale du 22 novembre contre les violences policières et en soutien aux condamné-e-s et inculpé-e-s des 1er et 8 novembre qui doivent être amnistié-e-s et relaxé-e-s.
Les responsables de la mort de Rémi Fraisse doivent être punis, jusqu’au plus haut sommet de l’État : Cazeneuve, démission !
Plus jamais l’État ne doit remettre en cause le droit de circuler, et de s’exprimer et de manifester.
Le gouvernement militarise l’espace public, détruit les services publics et privatise les universités.
Du fric pour les facs, les lycées et la biodiversité, pas pour les flics ni pour l’armée !

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Mis à jour le lundi 5 août 2019