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Paris 18 eme : La manifestation de soutien aux migrants a repris La Chapelle aux flics !

Crédit Photo : NPA

Juste après l’expulsion volente de Pajol, des associations et les organisations du quartier avaient appelé à un rassemblement au même lieu le lendemain soir.

Dès lundi soir des migrants étaient retournés à Pajol avec 200 soutiens mis directement sous pression par la police menaçant de charger dès que nous avons montré que nous voulions nous réinstaller en préparant à manger. Parce que la priorité était de permettre de regrouper les migrants éparpillés dans le quartier pour la nuit, un cortège s’est constitué portant matelas et bouffe vers la place de La Chapelle. A minuit, enfin, un lieu de refuge était trouvé avec l’accord de l’association Au Bois Dormoy à quelques pas, dans un jardin partagé.

Mardi, peu avant le rassemblement appelé à Pajol, toute la zone a été bloquée par d’imposants dispositifs de police. Plusieurs dizaines de migrants qui avaient décidé de venir y participer et y prendre la parole ont abandonné l’idée se dispersant autour de la zone.

Alors que des centaines de personnes se rassemblaient, de nombreuses forces ont pris la parole pour dénoncer la situation et les mensonges de la préfecture, de la mairie et du gouvernement.

Non, les migrants ne refusent pas l’asile : ils et elles le demandent ! Mais ils veulent d’abord un hébergement pour se poser, connaître leurs droits, faire leurs démarches. Et ils refusent les solutions individuelles.

Oui, la majorité des migrants sont des expulsés du camp de La Chapelle. Leur mobilisation dans le quartier est la preuve, que veulent cacher les autorités, qu’aucune solution pérenne n’a été offerte aux migrants expulsés il y a une semaine.

Non, les riverains ne soutiennent pas la mairie et la préfecture. Depuis des jours, la solidarité se développe dans le quartier : nourriture et argent collectés, matelas, couvertures et vêtements apportés, lieux mis à disposition. C’est cela qui a bloqué pendant deux heures, en plein après-midi, l’expulsion à Pajol lundi, avec plusieurs de centaines de personnes mobilisées très rapidement. C’est la raison pour laquelle les migrants veulent rester, ensemble, dans le quartier de La Chapelle.

Et ce soutien s’est encore accru ce mardi soir au rassemblement. Mais parce que les migrants ne pouvaient y assister, les militantEs de réseaux impliqués depuis le début ont décidé de proposer qu’il fallait aller au lieu où sont les migrants. Parce que personne ne pourra décider à la place des migrants ce qu’ils veulent et comment lutter. Cette option était totalement soutenue par le NPA très présent.

C’est aux cris de “De l’air, de l’air, ouvrons les frontières” que le rassemblement est parti en manifestation puis “solidarité avec les réfugiés” et “qu’elles soient de droite ou socialistes, abrogation de toutes les lois racistes”. Ce sont des délégués des collectifs de sans-papiers de Paris, de Droits devant, d’Intégration 21, de la CSP75 et de PLUS qui ont animé le cortège.

Alors la police a dû reculer à plusieurs reprises devant cette manifestation où, progressivement des migrants sont venus. La manifestation s’est arrêtée devant la rue où se trouve le campement actuel puis a réussi à faire refluer les cordons de CRS jusqu’à la place de La Chapelle, là où avait eu lieu la première expulsion.

Ce qui est clair c’est que le plan de communication des autorités est en train d’échouer. Il visait à légitimer le harcèlement policier, la traque, la volonté de simplement rendre invisibles les migrants.

Mais, soyons clairs, les migrants sont encore à la rue. Les réseaux du quartier sont mobilisés pour assurer que, tout en faisant monter la pression et la mobilisation, des lieux acueillent dans des conditions les plus décentes possibles, l’ensemble des migrants. C’est la condition pour qu’ils puissent s’organiser collectivement et déterminer de manière autonome leurs objectifs et leurs moyens de lutte.

La manifestation de ce mardi a montré que la peur et la légitimité peuvent changer de camp. Mais tout reste faire et il faut l’accroître.

Denis Godard - 10 juin 2015

P.-S.


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Mis à jour le samedi 22 juin 2019