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Article la Dépêche sur la manif contre la loi Darmanin

Plusieurs collectifs ariégeois ont appelé à la mobilisation contre la loi sur l’immigration, ce 25 mars. D’abord rassemblés sous la halle de Foix, les militants se sont dirigés vers la préfecture pour dénoncer le projet de loi.

Les opposants à la loi sur l’immigration, qui devrait être examinée ces prochains jours, ont profité de la journée internationale contre le racisme pour mobiliser leurs troupes. À Foix, une centaine de personnes ont répondu à l’appel des diverses structures : le Collectif de Montbrun-Bocage, le Collectif de soutien aux réfugiées en Ariège, Solidariège, Solidaires 09, l’ACAT 09...

Prise de parole devant la préfecture

Le point de rassemblement avait été fixé à la halle, aux allées de Villote. Banderoles, pancartes, instruments de musique étaient de la partie. Deux personnes distribuaient également des tracts aux automobilistes.

Une manière de sensibiliser au fait que « le gouvernement a décidé de ne pas régulariser les sans-papiers, qu’il va instaurer des fichiers recensant l’identité des personnes expulsées. Nous militons aussi pour la fermeture des centres de rétention », a indiqué Maryse Tref, coordinatrice des collectifs de soutien.

Les militants ont ensuite investi les rues du centre historique pour se rendre devant la préfecture. La coordinatrice a alors pris le micro pour rappeler les revendications portées par les structures et « dénoncer la politique de Darmanin ». Une banderole a été installée sur les grilles, pendant que les chants et la musique reprenaient de plus belle.

Des familles aidées

Sollicités sur le nombre de personnes aidées en Ariège, les collectifs n’ont pas pu donner de chiffres. « C’est compliqué. Notre association aide environ 15 personnes par an. Une autre, qui couvre de plus grosses villes, doit aider 100 personnes », a déclaré Maryse Tref.

Selon elle, il s’agit avant tout de familles ; alors que dans d’autres départements, on évoque souvent des hommes seuls. Ces migrants venus en Ariège seraient originaires « d’Arménie, Albanie, Afghanistan ou Géorgie. En fait, on aide dès qu’on a connaissance de familles en difficulté ».

« Des collectifs financent le loyer de ces personnes, à raison de 5 € par adhérent. Il y en a certains, aussi, qui hébergent chez eux les migrants », a précisé Edwige, qui participait au cortège.

Elle et son mari Emmanuel sont devenus solidaires de ces étrangers après les avoir côtoyés. « On était à la retraite et on vit à côté d’un centre d’accueil de demandeurs d’asile. On a décidé de leur apprendre le français. Et quand ils n’ont pas leurs papiers et qu’on les retrouve à la rue alors qu’on les connaît, c’est compliqué. Qu’est-ce qu’on fait ? », confiait le couple, désormais investi à la cause, sans se montrer radical dans ses propos. « On peut discuter sans fin sur leur motif de venue. Si c’est économique, est-ce une bonne raison ? Nous ne sommes pas là pour juger », observait Emmanuel. « Si mes enfants devaient quitter la France, je serais contente qu’on les aide », concluait Edwige.
Marie-Hélène Degaugue

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Mis à jour le samedi 2 décembre 2023