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Un nouveau saut de la mobilisation pour dégager Macron, Borne et leur réforme

Antoine Larrache

La journée de mobilisation a montré les capacités de réaction du mouvement. Après le 49.3, après le discours provocateur de Macron, le mouvement a encore franchi un cap, avec l’entrée de la jeunesse dans le mouvement et des chiffres records pour les manifestations.

800.000 à Paris, avec du monde dans les rues adjacentes, dans les cafés autour, 8000 à Bourges, 15.000 à Angoulême, 110.000 à Bordeaux, 1000 à Lamballe, 20.000 à Perpignan, 30.000 à Toulon, 24.000 à Tarbes, 15.000 au Puy-en-Velay, 35.000 à Rennes, 40.000 à Montpellier, 80.000 à Nantes, 150.000 à Toulouse… Les chiffres des manifestations sont énormes, peut-être plus encore que le 7 mars, contrairement à ce qu’annonce la police.

La grève reconductible se maintient dans différents secteurs de l’énergie et des transports notamment. Les effets commencent à se faire sentir sur les capacités en carburant, ce qui met en grande difficulté le pouvoir.

La grande nouveauté est l’arrivée de jeunes dans le mouvement, avec des centaines de milliers jeunes dans de petits cortèges, de lycées, de sites universitaires, d’assistantEs d’éducation, de jeunes salariéEs, et quelques gros cortèges issus des assemblées générales des universités. 400 lycées et 80 sites universitaires auraient été bloqués, soit des chiffres similaires à ceux du mouvement contre le CPE.

Le gouvernement ne s’y trompe pas, et il a décuplé la répression contre le mouvement. Les vidéos et les témoignages sont incroyables, depuis plusieurs jours, avec des lancés de grenades lacrymogènes, une personne ayant eu un doigt arraché, des charges ultra-violentes de la part de la police, des blessés… Le pouvoir prétend que le mouvement serait plus violent, mais la réalité est inverse : la police a attaqué des cortèges pacifiques, et c’est le gouvernement qui a fait le choix, depuis le 49.3, de développer la répression pour faire croire que le mouvement ne respecterait pas le cadre démocratique. En vérité, c’est la Ve République qui est antidémocratique, comme le pseudo-débat parlementaire l’a montré. La vraie démocratie est dans la rue, Macron et son gouvernement doivent partir.

L’assemblée générale de Gare de Lyon, transformée en action de blocage des voies, est symptomatique de comment ce mouvement se construit : les salariéEs et les jeunes mobilisées veulent associer discussions politiques et actions de blocage du pays. C’est le cas aussi dans différentes villes où des débats commencent à être organisés.

Pour gagner, maintenant, il nous faut renforcer les assemblées générales de discussion, pour construire des plateformes de revendications, notamment pour les salaires et les moyens pour les services publics, et mettre en place des actions de blocage. Il nous faut maintenir et même renforcer les grèves, malgré les difficultés, et remplir les caisses de grèves. En s’appuyant sur la nouvelle grève annoncée mardi 28 mars, mais en la dépassant. Il nous faut encore franchir un cap, avec une montée nationale à Paris, vers l’Élysée, pour montrer où est la vraie démocratie, pour remettre en cause Macron et sa Ve République autoritaire. Nous proposons une réunion de toutes les organisations du mouvement ouvrier, syndicats, associations, partis, pour discuter de ces perspectives, de comment construire une alternative à ce pouvoir violent, antidémocratique, antisocial. Face à un pouvoir si réactionnaire, face au déni démocratique que nous vivons, face à une répression hallucinante, à un pouvoir borné et isolé, la réponse à la hauteur est la grève générale.

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Mis à jour le lundi 17 juin 2024