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Palestine : la liberté des peuples !

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Rassemblement en soutien à Rima Hassan et Mathilde Panot le 30 avril à Paris. NPA

L’État français et ses commissaires médiatiques sont en train de dévaler la pente de l’autoritarisme en accéléré. En l’espace de quelques mois, on a vu l’État interdire des dizaines de rassemblements, de manifestations, mais aussi de réunions publiques, des projections cinématographiques, jusque dans les universités.

Et puis surtout, il est en train de mener une campagne de répression telle qu’on n’en n’avait pas vue depuis la guerre d’Algérie. Qu’on en juge, plus de 600 procédures pour « apologie du terrorisme » touchant aussi bien des individus, souvent issus de l’immigration, souvent arabes ou musulmans, que des personnalités politiques ou intellectuelles, jusqu’à la députée Mathilde Panot, cheffe de groupe de la principale opposition de gauche de ce pays !

Le monde au bord de l’abîme

Derrière les amalgames sur le terrorisme ou l’antisémitisme, il n’y a en réalité qu’un seul mot en cause, un seul mot tabou : Palestine. Il est interdit d’en parler, interdit de le dire ou de le crier, interdit même de le penser. Les grands journaux télévisés vous le répètent, le gouvernement l’assène. Il ne se passe rien à Gaza ou dans les territoires occupés. Il n’y a pas de famine, pas de dizaines de milliers de morts qui ne seraient que « les chiffres du Hamas », de centaines de milliers de blesséEs, un million de réfugiéEs… Tout cela n’existe pas, parce qu’au fond la Palestine et les PalestinienNEs n’existent pas. Seul « Israël a le droit de se défendre », disent-ils. Vieux réflexes de l’État colonial qui reconnaît les siens (ici, Israël) et qui sait trop bien que quand les coloniséEs cessent d’être des objets pour devenir des sujets, c’est-à-dire des résistantEs et des victimes, alors c’est tout le système colonial et impérialiste qui est mis en péril.

La jeunesse montre la voie

Et pourtant… nous, nous voyons tous les jours les images de la guerre effroyable menée contre le peuple palestinien à Gaza. Nous voyons le génocide se dérouler sous nos yeux. Et nous voyons les larmes des parents devant leurs enfants déchiquetés, autant que les sourires des bambins qui, échappant quelques minutes au malheur, jouent dans les vagues de la mer de Gaza. Ils nous rappellent bien que les PalestinienNEs existent et qu’ils et elles sont aussi humains que nous. Et nous savons au plus profond de nous-mêmes que leur liberté vaut bien la nôtre. C’est ce que crient les étudiantEs, de Sciences-Po à Paris, à Toulouse ou à Tolbiac et au-delà de la France, dans des centaines d’universités du monde entier. Une fois de plus, la jeunesse consciente et déterminée, conservant encore un peu d’idéal et d’espoir pour un monde plus juste, montre le chemin. Elle nous secoue et nous sort de notre torpeur. Il est plus que temps de la soutenir et de la rejoindre. Combattre la guerre génocidaire à Gaza et la répression qui s’abat contre toute solidarité avec la Palestine c’est un seul et même combat.

Relever le défi et s’unir contre la répression

Car la répression peut continuer de s’abattre tant que le mouvement social, les forces politiques et finalement les masses populaires n’y mettront pas un terme par une mobilisation déterminée. L’État et les laquais de la bourgeoisie, en France comme aux États-Unis, qui défendent massivement Israël, défendent avant tout un ordre, un système de domination à l’échelle du globe, aujourd’hui en péril et dont Israël est un élément essentiel. Impérialistes et colonialistes à l’extérieur, racistes et autoritaires à l’intérieur, nos gouvernements occidentaux défendent l’ordre et la discipline à coups de matraques dans les universités et de procédures « pour apologie du terrorisme ». Ceux et celles d’entre nous qui se tiennent à l’écart en espérant éviter les coups ont tort. La répression est en train de devenir un mode de gouvernement comme un autre. Et ce qui se cache derrière le mot Palestine, c’est bien la possibilité de penser le renversement de l’ordre des dominants. Écraser le mot Palestine et ceux et celles qui le formulent, c’est écraser la possibilité de toute parole divergente, de toute contestation de l’ordre autoritaire, austéritaire, raciste et écocide que nos gouvernants veulent nous imposer. Voilà pourquoi nous allons continuer de crier pour la Palestine !

Pour que cesse le génocide ! De la mer au Jourdain, fin de l’apartheid, mêmes droits pour les PalestinieNEs et les IsraelienNEs !

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Mis à jour le lundi 17 juin 2024