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COP 21. Trump désengage les États-Unis de l’accord de Paris

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C’était dans l’air depuis son élection, c’est désormais officiel. Donald Trump a officiellement annoncé que les États-Unis se retiraient de l’accord de Paris ce jeudi 1er Juin.
Julian Vadis
Crédits photo : Jim Lo Scalzo APSIPA

« Les États-Unis vont se retirer de l’accord de Paris sur le climat mais vont commencer les négociations pour réentrer dans l’accord ou dans un autre texte. On va commencer à négocier et voir si on peut trouver un meilleur deal. »

Donald Trump, ce jeudi 1er Juin

Les timides recommandations d’Emmanuel Macron à Donald Trump lors de la très militaire rencontre entre les deux chefs d’États n’aura donc pas eu l’effet escompté. Ce jeudi 1er juin marque donc le début d’un processus long de 4 ans au cours duquel les États-Unis, l’une des nations au plus fort rejet de produits toxiques au monde, se retire de l’accord de Paris.

Tout comme sa bataille pour instaurer un « Trumpcare » sur les questions de santé, Donald Trump a fait du désengagement de l’accord de Paris signé par Barack Obama l’une de ses priorités, afin de se démarquer de son prédécesseur. Une décision qui est loin de faire l’unanimité, puisque 69% des américains ont déclaré vouloir rester dans l’accord. Peu importe, c’est entouré de climato-sceptiques en tout genre et de lobbyistes de l’énergie, qui ont été parmi ses plus fidèles soutiens lors de sa campagne, que Donald Trump a choisi une « version lente » de la sortie du processus, c’est à dire sans claquer la porte de la convention cadre de l’ONU de 1992. Une version qui rendra définitive la sortie des États-Unis de l’accord de Paris… au lendemain de l’élection présidentielle de 2020.

C’est sans doute la particularité de ce calendrier qui pousse Donald Trump a entrouvrir la possibilité de négocier sur ce terrain. Le président américain l’a maintes fois prouvé par le passé, en nommant un climato-sceptique avéré à la tête de l’agence américaine de l’environnement ou en martelant que le réchauffement climatique n’était qu’un complot visant à faire perdre à l’Amérique son leadership économique mondial. Les questions écologiques sont loin d’être une priorité pour lui. Néanmoins, lancer ce processus pourrait bien « transformer » la prochaine présidentielle américaine en référendum sur les questions environnementales. Un terrain électoral bien moins fructueux pour le milliardaire, qui se laisse ainsi une certaine marge de manœuvre. Surtout que, déjà, la Californie a annoncé par la voix de son gouverneur Jerry Brown son intention de poursuivre le combat contre les émissions de produits nocifs pour l’environnement.

Mais cette décision pourrait avoir un effet collatéral sur Emmanuel Macron et l’État français. En effet, le néo-président se revendique de la politique hollandienne qui a fait de la COP 21 sa principale victoire en matière écologique. Déjà perçu, à juste titre, comme une véritable mascarade, l’annonce du retrait de la 1re puissance mondiale de l’accord de Paris est un coup porté, certes prévisible, mais pas moins dévastateur. Il ne s’agit, de surcroit, ni plus ni moins que du premier revers d’Emmanuel Macron en terme de politique internationale.

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Mis à jour le mercredi 16 août 2017