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Manifestons, ce jeudi 28 juin, pour continuer à tisser les liens interprofessionnels

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La CGT, FO et Solidaires ainsi que l’Unef, l’UNL et la FIDL appellent ce jeudi 28 juin, à la veille des vacances d’été, à une journée de grève et de manifestation interprofessionnelle. L’occasion pour l’ensemble des secteurs en lutte, à commencer par les cheminots, de continuer à tisser des liens pour opérer des jonctions avec les mobilisations sectorielles qui commencent à se constituer.

Damien Bernard
Pour la première fois depuis le début du quinquennat Macron, la CGT et FO sont à l’initiative d’une journée de grève et de manifestation interprofessionnelle. Rejoints par l’union syndicale Solidaires et des syndicats étudiants comme l’Unef, l’UNL et la FIDL, cet appel à une journée de mobilisation interprofessionnelle tombe pile avec la dernière journée du calendrier de la grève « perlée » des cheminots mobilisés depuis près de trois mois. Jusqu’à présent, ces mobilisations unitaires avaient été circonscrites par les directions syndicales à seulement certains secteurs. On se rappelle notamment de la journée unitaire de la fonction publique le 22 mai ou encore dans le secteur de la santé avec la mobilisation du personnel des EHPAD et les retraités en début d’année.

Mais face au rythme des contre-réformes de Macron qui attaque toujours selon le même mode opératoire du « en même temps », un certain nombre de mobilisations sectorielles commence à se structurer plus solidement à la base. Si les salariés d’Air France ont réussi à mettre à mettre une importante épine dans le pied du gouvernement en obtenant la démission de leur PDG, on peut désormais citer l’exemple des travailleurs d’Enedis (ex- ERDF), GRDF et SERVA entrés dans un mouvement de grève massif, depuis plusieurs semaines, partout en France avec près de 245 sites engagés dans le mouvement. Un mouvement qui s’inscrit dans un contexte où l’Etat entend finaliser la privatisation d’Engie et de nombreux autres secteurs, augmentant ainsi le risque de « coagulation »

Ainsi, ce 28 juin, les salariés des organismes sociaux manifesteront contre la politique sociale régressive que poursuit le gouvernement. Contre la casse sociale, les salariés de la fédération nationale des syndicats de transports CGT seront également là dans la lutte, « en solidarité avec les revendications légitimes des travailleurs et de la jeunesse ». Les salariés de la métallurgie feront également grève ce 28 juin à l’appel de la FTM-CGT « pour gagner un statut pour tous les métallos ». De même, les travailleurs du service public du gaz et de l’électricité, avec les syndicats de la FNME CGT, appelle l’ensemble des travailleurs à participer pleinement à la journée d’action interprofessionnelle de grève en revendiquant une hausse du pouvoir d’achat et un réel service public de l’énergie.

Si dans la dernière séquence du mouvement de grève des cheminots, Philippe Martinez, secrétaire confédéral de la CGT, disait croire à une « convergence des luttes », on peut noter que très rares ont été les initiatives pour la construire concrètement, comme l’a illustré notamment l’épisode du 22 mars dernier, où les directions syndicales de la fonction publique, dont la CGT, ont préféré que les cheminots ne se mettent pas en grève à leurs côtés car ils feraient de « l’ombre » à leurs revendications « sectorielles ». C’est ce qu’illustre notamment le courrier interne, rendu public, récemment, de plusieurs syndicats CGT comme la CGT Goodyear, la CGT Bombardier ou la CGT PSA Douvrin qui exprime la colère d’une partie des militants à la base et explique être « consternés par l’incapacité de l’organisation à fédérer les luttes et les colères ». Une contestation alimentée notamment par l’impasse de la stratégie de la grève « perlée » dont la CGT était à l’initiative et qui n’a pas permis pour l’heure d’obtenir la moindre concession de la part du gouvernement.

Pour cette première journée de mobilisation unitaire interprofessionnelle depuis 2016 et la bataille contre la loi El Khomri, avec le retour notamment de FO sous pression de la base, ce jeudi 28 juin, il s’agira de manifester pour continuer à tisser les liens entre les différents secteurs mobilisés pour commencer à construire ce « tous ensemble », comme une condition nécessaire à la construction du rapport de force contre Macron et son monde. Les cheminots grévistes, syndiqués et non syndiqués, toujours mobilisés contre la réforme ferroviaire, s’organiseront dans un cortège en propre pour réaffirmer, que cette réforme n’est ni amendable ni négociable.

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Mis à jour le samedi 30 juin 2018