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Mobilisations : et pourtant ils/elles luttent...

Crédit Photo : Photothèque Rouge / MILO

Ces derniers temps, on n’a vu dans les médias nationaux que deux informations « essentielles » : la possibilité que le FN se retrouve en tête des élections départementales et le crash de deux hélicoptères sur le tournage d’une émission de télé-réalité... Bien difficile de faire entendre la voix de celles et ceux qui se battent au quotidien contre les politiques patronales et gouvernementales.

Dans le cadre des négociations annuelles obligatoires (NAO), des luttes se multiplient autour de la question des salaires, des rémunérations. Si beaucoup ne durent que le temps d’un débrayage ou d’une journée de grève, une grande détermination conduisent à des luttes longues chez Leroy-Somer à Angoulême, Sanofi-Sisteron, les salariéEs précaires de Paris VIII ou les chauffeurs routiers.
Certes les résultats quantitatifs sont inégaux : de l’échec momentané aux 80 euros pour celles et ceux de Sanofi, en passant par les 1,5 %, 2 %, le maintien ou l’augmentation de primes gagnés ici ou là. Mais ceci conforte l’idée qu’après des mois voire des années de blocage des salaires, dans une ambiance plombée par la peur du chômage et des fermetures de sites, il est possible par la lutte de gagner plus.
Dans le même temps, des mobilisations se maintiennent autour des conditions et des charges de travail. Dans le privé, c’est à partir des conséquences des accords de compétitivité. Dans la fonction publique, ce sont les (sur)charges de travail et la qualité du « service » qui engendrent une colère, une combativité, dans des secteurs aussi divers que la SNCF, La Poste, différents hôpitaux, Pôle emploi ou dans l’Éducation nationale.
Des secteurs peu habitués aux mobilisations se battent aussi : palaces parisiens, restauration, entreprises du nettoyage, commerce, autant de secteurs où les traditions de luttes sont faibles. Les mobilisations des sans-papiers des années précédentes, la réelle combativité de structures syndicales dans le commerce, viennent s’ajouter à la réalité de salaires et de conditions de travail particulièrement dramatiques.

Rassembler autour d’objectifs nationaux

Le point noir demeure la lutte contre les licenciements, les fermetures de sites, et leurs corollaires, le chômage et la précarité. Les nombreuses défaites, partielles ou quasi totales, la grande difficulté à faire converger ces luttes, à les enraciner localement – seules voies de succès au moins provisoire – maintiennent un climat d’expectative et d’attente qui va bien au-delà des secteurs directement concernés.
Notre objectif, notamment dans la préparation du jeudi 9 avril, est de passer ces mobilisations dispersées, éclatées voire isolées, à la construction d’un rapport de forces plus global autour d’enjeux nationaux. Il s’agit de rassembler celles et ceux qui s’opposent à l’austérité, à la destruction des services publics, des droits sociaux, des droits des femmes et des LGBTI, qui s’opposent aux grands projets inutiles, imposés et destructeurs, d’unir les résistances et de les faire converger pour faire céder le gouvernement et le patronat. C’est aussi le sens de notre participation au meeting initié par le collectif 3A contre la loi Macron le mardi 7 avril, deux jours avant la journée de grève et de manifestations.
Tout faire, à la fois pour construire des luttes qui lient combativité et auto-organisation et rassembler toutes celles et tous ceux qui veulent s’opposer à la politique du gouvernement, sur des objectifs et des revendications concrètes.

Robert Pelletier

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Mis à jour le samedi 22 juin 2019